L'ex-Clemenceau continue de faire des vagues

Le Clemenceau devrait bientôt quitter Brest pour l'Angleterre, où l'ex-porte-avions sera démantelé et désamianté. Mais des associations écologistes restent mobilisées pour empêcher ce départ. Car elles estiment que le chantier choisi n'a ni les compétences ni la capacité à traiter la coque. Le départ de l'ancien fleuron de la marine est soumis à l'obtention ces prochains jours d'une dernière autorisation administrative.

L'ex-porte-avions Clemenceau continue de faire des remous. En rade depuis plus de deux ans et demi maintenant dans le port militaire de Brest, le navire devrait bientôt rejoindre l'Angleterre. Où l'ancien fleuron de la marine devrait être démantelé et désamianté. Le départ du Clemenceau est soumis à l'obtention ces prochains jours d'une dernière autorisation administrative. Il est envisagé d'ici une quinzaine de jours.
 

© Reuters Jean-Paul Pelissier

En théorie. Parce que les associations écologistes n'ont pas encore baissé pavillon. Et restent mobilisées pour empêcher ce départ. Car elles estiment que le chantier choisi en Angleterre n'a ni les compétences ni la capacité à traiter la coque. Elles pensent aussi que le démantèlement pourrait permettre de créer une centaine d'emplois. Et un recours en justice déposé par une association finistérienne de défense de l'environnement, AE2D, pourrait encore retarder le départ du porte-avions.

Le Clemenceau est relégué au fond de la base militaire, après un périple de 18.000 km en 2005 et 2006 entre Toulon, l'Inde où il devait être démantelé, puis la Bretagne sur fond de vive polémique autour de la présence d'amiante à son bord. Une expertise Veritas a révélé la présence d'amiante sur 17,5 km de tuyaux, 2,8 km de gaines de ventilation, 2.380 m2 de matériaux projetés, 3.920 m2 de matelas d'isolation, 7.120 m2 de dalles au sol et 44.000 m2 de peinture.

Europe 1 - 04/12/2008

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