Le "Clemenceau" accusé de pollution

A Brest, une association environnementale veut déposer plainte. Le grattage de la coque du navire aurait entrainé en effet une pollution des fonds marins alentours.

Tout ça, c'est la faute aux crépidules!... Les crépidules? Ce sont ces petits coquillages qui viennent se fixer sur la coque d'un bâteau. En l'occurrence, ils colonisent le Cémenceau depuis... 2006, date du retour du navire en France dans la rade de Brest, après un périple de 18 0000 km entre Toulon, l'Inde et la Bretagne. Or, cette espèce animale n'est pas présente au Royaume-Uni. Pressentie pour accueillir le Clémenceau et le démanteler, la Grande-bretagne a donc exigé au préalable, par la voie de son Agence nationale de l'environnement, le nettoyage en profondeur de la coque.

Conséquence : la Marine a dû envoyer des plongeurs sous la coque pour la débarrasser de ses impuretés. Mais en "grattant" ainsi les vieilles peintures sur plus de 250 mètres, les plongeurs ont également envoyé au fond de l'eau déchets en tous genres et résidus polluants D'où la colère de l'assocation AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable) qui entend déposer plainte aujourd'hui pour pollution de la rade. Le transfert, par remorquage, du navire vers l'Angleterre devrait donc intervenir, au plus tôt, vers le 25 janvier.

L'Express - 12/01/2009

retour page "Presse"

retour page d'accueil