Bye-bye Clemenceau

L'ancien porte-avions a enfin quitté Brest. Son remorquage jusqu'au port d'Hartlepool, en Angleterre, où il doit être démantelé, doit durer quatre jours.

Il a entamé mardi ce qui devrait être son dernier voyage : le Clemenceau a quitté le quai où il était immobilisé jusqu'alors pour commencer la première étape de son trajet vers l'Angleterre. Cet appareillage du convoi de remorquage de l'ancien fleuron de la marine française, aujourd'hui rebaptisé "coque Q 790", avait été décidé pour ce jour "au regard des conditions météorologiques et de marées favorables", et sur proposition "du chantier Able UK au préfet maritime de l'Atlantique et commandant de la région maritime Atlantique".

L'ancien fleuron de la marine française a donc quitté son quai d'amarrage en fin de matinée. La coque Q790 de 266 mètres de long a quitté le quai en douceur, manoeuvré par huit petits remorqueurs et pousseurs, avant d'effectuer un demi-tour dans le port militaire. Puis l'énorme coque grise rouillée a rejoint le remorqueur de haute mer Anglian Earl qui l'attendait à la sortie de la zone militaire. La remorque a été mise en place vers 12h30, sous un temps ensoleillé avec des passages nuageux, et une petite brise. Le convoi a aussitôt pris la direction du goulet de Brest marquant la sortie de la rade. Direction Hartlepool, au nord-est de l'Angleterre, où le Clemenceau doit être démantelé par le chantier Able UK qui a remporté le marché en juillet 2008.

 


L'ex-Clemenceau quittant Brest (3 février 2009)Crédit Photo : TF1/LCI

Fin des péripéties diplomatiques et judiciaires ?

Lundi, le recours en référé d'une association brestoise de défense de l'environnement opposée au départ de l'ex-Clemenceau avait été rejeté par le tribunal administratif de Rennes, levant le dernier obstacle à son départ. Selon la préfecture maritime, les conditions météo permettent le remorquage sur près de 1400 km et durant au moins quatre jours du vieux bâtiment.

Le départ de l'ex-Clemenceau, initialement prévu pour la fin janvier, avait été dû être reporté une première fois pour des raisons de mauvais temps. Ce départ, douze ans après la sortie de flotte du porte-avions, constitue le dernier acte d'une série de péripéties diplomatiques et judiciaires qui ont empêché pendant plusieurs années les autorités françaises de se débarrasser de ce vieux bâtiment contenant encore plusieurs centaines de tonnes de produits dangereux, notamment de l'amiante.

LCI - 03/02/2009

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