Voies express. « Non au passage à 130 km/h ! »

Une dizaine d’associations de protection de l’environnement et partis politiques de gauche lancent une pétition contre l’hypothèse des 130 km/h sur les voies express bretonnes. Par « prévention ».

« Il vaut mieux prévenir que gémir », s’exclame le Vert quimpérois Jean-Pierre Bigorgne, à l’initiative de la pétition « Non au passage à 130 km/h ». Le texte est en ligne (*) depuis mardi. Il fait écho à deux votes intervenus, le 25 mai 2007 au conseil régional de Bretagne, puis le 26 octobre 2007, à Brest Métropole Océane. Dans le premier cas, les élus avaient voté, malgré l’opposition de deux composantes de la majorité (Verts et UDB), pour le financement d’études destinées à préparer la mise aux normes autoroutières des voies express. Dans le second, les élus de l’agglomération brestoise avaient adopté une motion en faveur de ce changement, avec une vitesse maximale poussée à 130 km/h, entre Brest et Rennes, Brest et Nantes. Là aussi, les Verts avaient voté contre. « Plus on roule vite, plus on consomme et on pollue. Et tout ça pour un gain de temps relativement minime », pointe Jean-Pierre Bigorgne. « Ça irait à l’encontre des conclusions du Grenelle de l’Environnement, qui préconisaient le gel des projets autoroutiers », complète l’écologiste.
 

Parmi les opposants au passage à 130 km/h, on trouve aussi le réseau Cohérence, Greenpeace, Abers Nature, Démocratie écologie solidarité ou l’UDB, etc.

« Pas de cohérence »
« Il n’y aurait pas plus de cohérence politique régionale, relève le porte-parole des Verts Bretagne Michel Rolland. D’abord parce qu’en 1997, les élus bretons s’étaient opposés à la perspective de routes payantes. Et puis, en augmentant la vitesse on générerait plus de concurrence avec le train, qu’il s’agisse des voyageurs ou du fret, que la Région s’efforce de développer ! » Pour le Riac29, également signataire de la pétition avec une dizaine d’autres associations et partis politiques, Claude Martel redoute « une incitation à éloigner les lieux de résidence et de travail, alors que l’enjeu consiste, précisément, à réduire la consommation d’espace et les déplacements ». « La vitesse, ça pose aussi un problème de sécurité sur les routes », complète le militant du réseau. Quant à Jean-Louis Griveaux (Les Alternatifs), il redoute « la fin de la gratuité des voies express, avec la concession à des sociétés privées ». Pour eux, la pétition en ligne, c’est « une façon d’ouvrir le débat public ».
* http ://citron-vert.info/petitions/

Le Télégramme - 02/10/2008

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