Simulation d’accident nucléaire : « Une tromperie ? »


Agir pour l’environnement et le développement durable (AE2D), membre de la « Commission d’information auprès des installations nucléaires de la défense de Brest et de l’Île-Longue », tient à réagir à l’organisation de la simulation d’accident nucléaire en presqu’île de Crozon (Île-Longue), le mardi 29 avril.
« Lors de la dernière réunion de cette commission, le 2 avril 2008, l’exercice nous a été présenté. Dans l’une de ses interventions, notre représentant, posait la question de la réception du signal d’alerte par les malentendants. Au lendemain de l’exercice, auquel nous n’avons d’ailleurs pas été invités à assister, nous sommes choqués d’apprendre que même les bien entendants n’ont pas, non plus, reçu ce signal. La population civile serait-elle considérée comme "quantité négligeable " ? Comment va-t-on faire pour un premier exercice de sécurité civile, que nous ne cessons de réclamer pour Brest, en application du Plan particulier d’intervention, et qui concernera, non plus quelques centaines d’habitants comme pour l’Île-Longue, mais quelques dizaines de milliers !
« Les simulations d’accident nucléaire, de même que les distributions de pastilles d’iode, seraient-elles seulement destinées à faire accepter à la population l’éventualité, pourtant intolérable, d’une catastrophe nucléaire ? « Le nucléaire est un risque incomparable à tous les autres. La seule façon de se protéger contre ce risque est de fermer au plus vite toutes les installations nucléaires, et non d’organiser de dérisoires simulations, des distributions de pastilles d’iode et de changer les sirènes défectueuses ! », estime le porte-parole de l’association de vigilance.

Le Télégramme - 03/05/2008

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