AE2D demande une collecte spécifique des sapins de Noël

Comme les années précédentes, AE2D (Agir pour l’environnement et le développement durable) demande une collecte spécifique des sapins de Noël.

« Tous les ans après les fêtes, les sapins de Noël vont se retrouver sur les trottoirs, pratique pourtant interdite, pour être ensuite collectés avec les déchets ménagers. Une collecte spécifique permettrait de les transformer de matière première utile, par broyage et compostage, et ainsi éviter d’envoyer des dizaines de milliers de sapins brûler dans les usines d’incinération, avec le coût supplémentaire pour la collectivité que cela entraîne. « Brest Métropole Océane a répondu négativement à notre demande avec, pour arguments, " (...) que ce ramassage n’était pas techniquement réalisable...". Pourtant, des tournées de collecte spécifique sont organisées dans quelques villes de France (Meudon, Verdun, Lamballe, etc.) et sont pratique courante au Québec et en Belgique ».

Préfiguration de la collecte de déchets fermentescibles
« "(...) que les sapins ramassés avec les déchets ménagers étaient valorisés par production de chaleur...". Nous tenons à rappeler que l’incinération des déchets ménagers ne peut être considérée comme une opération de valorisation (30 % d’efficacité énergétique moyenne) mais comme une opération d’élimination qui produit des mâchefers et des déchets ultimes... « "(...) que la collectivité allait inciter les usagers à déposer leur sapin en déchèterie...". Ne vaut-il pas mieux organiser un ramassage spécifique (par tournées spéciales ou bennes dans les quartiers), plutôt que de demander aux gens de les apporter en déchèterie. Cet apport volontaire entraînera des milliers de déplacements en voiture, alors qu’un ramassage collectif n’occasionnera que quelques tours de camions. Certaines grandes villes (Paris, Bordeaux, Lyon, etc.) jouent la carte de l’incitation en installant des bennes à sapins dans les quartiers pour les personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas déposer leur arbre en déchèterie. « Cette collecte spécifique, durant les premières semaines de 2008, pourrait être la préfiguration de la collecte de déchets fermentescibles qu’il va falloir mettre en place dans les années à venir. La France devra atteindre un objectif de 35 % en 2012 et 45 % en 2015 de valorisation matière des déchets ménagers. Nous sommes aujourd’hui à 19 %. Les efforts à fournir vont donc devoir être importants. Alors, pourquoi ne pas commencer tout de suite ? ».

Le Télégramme -  04/01/2008

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