Nénuphar. Captage d'euros sur la facture d'eau

BREST (29). La Coordination Nénuphar Finistère poursuit son combat pour une eau de qualité. Hier c'est à L'Hôpital-Camfrout que les membres de ce collectif avaient choisi d'exprimer leurs revendications. «L'eau est un bien commun qu'il convient de protéger, dont personne n'est propriétaire», insiste Roger Abiven, président de AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable) et en charge du collectif Nénuphar Finistère.

Retenue sur la facture
Pour montrer leur mécontentement du traitement de l'eau, les membres du collectif ont décidé d'opérer une retenue sur leur facture d'eau. «Celle-ci était de 50 F en 2000, 100 F en 2001, aujourd'hui elle est de 30 , ce qui représente officiellement la somme consacrée à l'amélioration de la qualité de l'eau et à la lutte contre la pollution, poursuit Roger Abiven. Nous considérons que ces 30 ne sont pas utilisés à bon escient.» Chaque retenue est accompagnée d'une lettre au fournisseur expliquant les motivations de Nénuphar. Actuellement sur l'ensemble du département, 120 «reteneurs» pratiquent cette soustraction. La plupart se trouve à L'Hôpital-Camfrout, Lannilis, dans le Pays d'Iroise ou encore à la Cub (communauté urbaine de Brest).

Faire pression
Des lieux où des situations particulières existent. A L'Hôpital-Camfrout, «la qualité de l'eau du robinet n'est pas conforme, assure-t-on. Le périmètre de protection de captage de l'eau n'est pas respecté. Certains agriculteurs ne respectent pas l'arrêté préfectoral.» Par cette action pour le moment marginale, Nénuphar entend «faire pression sur les preneurs de décisions pour une véritable reconquête de la qualité des eaux brutes et des milieux aquatiques.» Contact : AE2D 02.98.05.04.93; ae2d@free.fr

Le Télégramme - 04 avril 2002

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