Rassemblement de bateaux contre le nucléaire le 15 mai

Une mobilisation contre l'utilisation du nucléaire, autant dans le domaine civil que militaire, est organisée dimanche 15 mai, autour de l'Ile-longue.
Plusieurs dizaines de bateaux sont attendues. Un brise-glace de Greenpeace devrait se joindre à la flottille.
La flottille antinucléaire de la rade de Brest a vu le jour à l'été 2004, constituée sous le modèle des groupes d'opposants en Nouvelle-Zélande, Irlande et Etats-Unis composant la "Nuclear-free seas Flottilla ".
Autour de Brest, elle compte aujourd'hui 70 unités. Pour la mobilisation du 15 mai, les organisateurs attendent une centaine d'embarcations : voiliers, kayak, planche à voile...

Le tour de l'Ile-Longue

Pas question d'enfreindre la loi. Les marins antinucléaires se contenteront d'un rendez-vous dans le joli port du Fret et d'un parcours jusqu'à l'île des morts (en face de Roscanvel), en prenant soin de respecter les bouées d'interdiction de l'Ile-Longue. Le but de la manúuvre est de passer le plus près possible de la base, en faisant le plus de bruit. A terre, un groupe partira également du Fret pour le pèlerinage que l'on connaît depuis quelques années.
" La France ne respecte pas le traité de non-prolifération des armes nucléaires qu'elle a pourtant signé", enfonçait Yannick Jadot, de Greenpeace.
" Pour preuves, le missile M51 et les gigantesques travaux actuellement menés à Guenvevez, sur la presqu'île de Crozon. S'il y a bien un endroit où il faut se mobiliser en France, c'est bien à Brest, avec 90 % de la force de frappe nucléaire française condensée à l'Ile-Longue". On pourrait aussi le faire à Bure, entre la Meuse et la Haute-Marne, véritable poubelle de l'Europe où sont entreposés les déchets hautement radioactifs.

Pour un débat démocratique

Les organisateurs de cette mobilisation dénoncent également le développement des nouvelles armes nucléaires, pouvant être utilisées sur le terrain pour des frappes très localisées. Une problématique bien éloignée des principes plutôt louables de la dissuasion...
Ces choix politiques ont évidemment un coût. "Le choix du nucléaire civil et militaire s'est fait en France sans débat démocratique", rappellent les opposants, qui entendent bien faire entendre leur voix, le 15 mai, 60 ans après les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki.

Le brise-glace de Greenpeace, le MV Arctic Sunrise, est attendu en escale à Brest samedi 14 mai. Entrée libre et exposition à bord.
Flottille rade de Brest : 02.98.04.24.99 ou 02.98.40.60.84. E-mail : flottille.rade@laposte.net


Stéphane Jézéquel
Le Télégramme 05/05/2005

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