Projet de stockage de charbon. Trois associations opposées

Un collectif comptant trois associations demande que l’autorisation concernant le projet de stockage de charbon au port - pour lequel une enquête publique, en mairie centrale de Brest, est ouverte jusqu’au mercredi 15 octobre - soit refusée. Il s’agit de l’association «Comité de vigilance pour la qualité de l’environnement de Brest Métropole Océane», d’AE2D et du Riac 29.

« Des nuisances »
Estimant que «les expériences malheureuses du passé doivent nous rendre particulièrement vigilant», elles écrivent : «Comme il est stipulé dans l’enquête publique, les quantités pourraient augmenter, dans les années à venir, suivant la demande des serristes. Nous pensons qu’il serait dangereux d’accorder un blanc-seing à cette activité, dont on peut penser qu’elle sera source de pollutions supplémentaires. L’activité de transit de charbon entraînera des manipulations (déchargement des navires, chargement des camions, etc.), ce qui ne manquera pas d’augmenter les nuisances (pollution du sol, de l’air, de l’eau, bruit, etc.). Une fois de plus, les particules dispersées par les vents dominants de sud-ouest se déposeront sur les quartiers Nord-Est et Est de la ville. Seront-elles contrôlées, mesurées ? La réponse est négative (...».

Déclarations des tiers
Les signataires écrivent également : «Enfin, ce dossier pose la question de l’usage final du charbon. En effet, les serristes ne pourraient pas être les seuls utilisateurs de ce charbon car l’objectif de la CCI serait la construction d’une centrale à charbon dans les dix années à venir (...)». Les associations considèrent aussi que «l’utilisation du charbon comme combustible est en totale contradiction avec les décisions du Grenelle de l’environnement». Elles appellent la population à consulter le dossier d’enquête et indiquent que le commissaire enquêteur recevra les déclarations des tiers en mairie, le mercredi 15 octobre, de 14 h à 17 h.

Le Télégramme -  11/10/2008

retour page "Presse"

retour page d'accueil