Centrale de Brennilis. Vers plus d'informations

Une première rencontre avec les associations intéressées par la future commission locale d'information (CLI) chargée de suivre le démantèlement de la centrale de Brennilis a eu lieu, hier, au conseil général à Quimper.

Prévue par la loi, la CLI doit logiquement prendre le relais de l'observatoire, une structure critiquée par nombre d'associations pour son « manque de transparence ». Hier, la réunion pilotée par Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, avait pour but de fixer le calendrier d'installation de la future commission qui réunira une quarantaine de membres. Elle se composera pour moitié d'élus, puis de représentants des associations de protection de l'environnement, d'organisations syndicales et de représentants du monde économique.

Les associations invitées à faire acte de candidature
Pierre Maille a proposé de porter le nombre de représentants des associations à sept au lieu des quatre que prévoit la loi. Toutes les associations souhaitant y participer peuvent encore faire acte de candidature jusqu'à la fin du mois.
Le président du conseil général imagine « un panel représentatif des divers centres d'intérêt » pour que les membres « diffusent l'information auprès du public selon leur sphère d'influence ».

Création de la CLI en décembre
Il se propose de réunir début novembre toutes les associations intéressées pour qu'elles désignent leurs représentants. « Je prendrai ensuite l'arrêté de composition de la CLI vers la mi-décembre. La première réunion de travail pourrait avoir lieu en janvier ». La commission aura à définir ses méthodes de travail, son mode d'information de la population, avant qu'une nouvelle enquête publique sur le démantèlement ne soit lancée. Peut-être courant 2009. Contrairement à l'observatoire, instance dont la composition était fixée par le préfet, la commission disposera d'un budget. Le chiffre de 10.000 à 20.000 a été avancé. Un premier motif de satisfaction pour les associations. « On en attend aussi plus de transparence et que les élus nous rendent compte des travaux engagés sur le dossier du démantèlement. Car, reproche cette militante de l'association L'eau et la terre, l'exploitant, EDF, n'a jamais répondu à nos questions sur l'état de contamination. Il y avait un black-out total ».

Le Télégramme - 08/10/2008

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