AE2D en croisade contre le gaspillage d'énergie


Dans un communiqué l'association AE2D (Agir pour l’Environnement et le Développement Durable) s'insurge contre les illuminations de Noël, mais aussi contre la non collecte des sapins afin qu'ils servent d'engrais vert. Voici quelques extraits de leur prise de position.


Il est indispensable d'émerveiller les enfants, mais il n'est pas nécessaire pour cela d'illuminer sa maison.

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie a lancé, en novembre 2004, une vaste campagne de mobilisation "Économies d'énergie. Faisons vite ça chauffe" pour inciter le grand public à la maîtrise de l'énergie et le sensibiliser aux dérèglements climatiques engendrés par les émissions de gaz à effet de serre.
En cette période de hausse du prix du pétrole, les économies d'énergie et la lutte contre les changements climatiques sont plus que jamais au cœur de l'actualité.

Aujourd'hui de nombreux Finistériens sont dans l'impossibilité de régler leurs factures d'électricité et sont menacés de coupure.

Aujourd'hui environ un quart des habitants de la planète (soit 1,6 milliards d'individus) n'a pas accès à un service minimal d'électricité (source : Agence internationale de l'énergie – 2002).

Les communes auraient pu organiser des concours de décorations de Noël sans illumination et organiser des actions de sensibilisation aux économies d'énergie en répondant aux enjeux du développement durable.

Matière première utile

Autre motif de mécontentement de l'association : les sapins jetés aux poubelles.

AE2D a demandé début décembre 2004, à Brest Métropole Océane d'organiser une collecte spécifique des sapins de Noël en janvier 2005. Cette collecte aurait permis, par broyage et compostage, d'éviter d'envoyer 50.000 ou 80.000 sapins brûler à l'usine d'incinération avec le coût supplémentaire pour la collectivité et la perte de matière première utile à nos sols.

Une collecte des sapins à la place de la collecte sélective (papiers, cartons, plastiques, ...) aurait pu être une solution n'entraînant aucun coût supplémentaire. Cela aurait pu être la préfiguration de la collecte de déchets fermentescibles qu'il serait souhaitable de mettre en place.

Le Télégramme -  10 janvier 2005

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