Gestion de l’eau. Un collectif milite pour une régie directe

Le contrat qui délègue à Veolia la gestion de l’eau sur BMO arrive à terme en 2012. Un collectif milite pour son retour en régie directe et revendique déjà 2.500 signatures de citoyens.

Constitué en juin - dans la foulée des municipales, dont ce fut l’un des dossiers chauds - le collectif « Pour une gestion publique de l’eau » milite pour un retour en régie directe de cette gestion confiée en 1987 à Veolia pour 25 ans. Position motivée par « des raisons éthiques, politiques, écologiques, économiques et sociales ». Le président de la communauté urbaine, François Cuillandre, lui, ne cache pas sa préférence pour le système de la Sem (Société d’économie mixte). À l’image du Vert Jean Augereau, les militants du collectif affirment, eux, que « l’eau doit être un bien commun non marchand » et refuse que cette « responsabilité publique soit déléguée à des multinationales ». Estimant qu’il y a urgence, ils demandent aux élus de BMO d’engager, dès à présent, un contrôle comptable et technique sur le contrat d’affermage en cours, associant les citoyens, pour « préparer la reprise de compétence directe ». Premier souhait, lourd de sous-entendus : « Y voir clair »...

 

« L’intérêt des multinationales n’est pas de protéger la ressource, ni d’inciter aux économies d’eau », affirme le collectif.

Le prix au robinet
Alors que l’ex-vice-présidente de BMO Marif Loussouarn s’avoue « préoccupée par l’état réel des réseaux », le collectif fait circuler une pétition depuis plusieurs semaines dans la population. Celle-ci affirme que « dans la grande majorité des cas, l’eau privatisée est, entre 20 et 30 %, plus chère que l’eau publique ». Brest se situe, selon le collectif, à la quatrième place des villes de plus de 100.000 habitants où l’eau est la plus chère. Le collectif, qui devrait prochainement demander à rencontrer les responsables communautaires, réunit, parmi ses premiers signataires, les principales associations environnementales de la région, les syndicats Solidaires et UL CGT, des groupes politiques de gauche et d’extrême gauche (BNC, Comité brestois pour un Nouveau parti anticapitaliste, Forum civique de Plougastel, La Gauche debout !, les Verts, Une Autre Gauche pour l’avenir de Plouzané, etc.).

Pratique : Pétitions à déposer ou à adresser à Ti ar Bed 17, rue Danton, 29200 Brest.
Site, www.eaupublique.infini.fr Courriel, contact.eau.publique.bmo@gmail.com

Patrice Le Berre
Le Télégramme - Brest - 11/11/2008

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