Tramway : « Ce référendum tant loué. . . »

L'association AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable) met en cause le principe du référendum que les pourfendeurs du tramway continuent à réclamer.

«Une trentaine de villes ont réalisé un TCSP ou un VAL, dont Rennes, indique Roger Connan, membre de l'équipe d'animation d'AE2D. La cohorte hétérogène des opposants le sait. Ils portent donc le débat sur la question de la démocratie locale qui serait, à leurs yeux, «bafouée». Le référendum local, tant loué par les représentants locaux des partis de droite qui ne l'ont jamais mis en pratique lorsqu'ils étaient aux manettes de la ville de Brest ou de la Cub, a des vertus. Il n'est cependant pas la panacée démocratique, d'autant que certains ont tendance à l'utiliser à d'autres fins, électoralistes le plus souvent». «Les sondages d'opinion le démontrent bien : on prépare l'opinion publique en forçant sur la «com» et, ensuite, on demande son avis au bon peuple en posant des questions qui ne correspondent pas obligatoirement au sujet. La stratégie bien rodée de ceux qui s'opposent (au tramway) consiste à exacerber les peurs. (...) Le danger du référendum réside dans le fait que le citoyen risque de répondre en non-connaissance de cause ou à côté de la question. A noter qu'un seul référendum sur un projet de tramway a eu lieu, à Caen (...), où, malgré son résultat négatif, un tramway se réalise».

«Par souci de cohérence...»

«Pourquoi focaliser sur le projet emblématique du tramway, sinon à régler des comptes politiques. Par souci de cohérence, ces mêmes opposants ne devraient-ils pas réclamer un référendum sur les millions d'euros que la Cub a mis dans l'usine d'incinération, dans l'extension de l'aéroport ou qu'elle a l'intention de dépenser dans la nanofiltration à l'usine de production d'eau de Pont-ar-Bled ? Y aura-t-il un référendum sur un futur stade de football à Brest ? Organisons aujourd'hui un référendum sur le droit de vote des immigrés ou sur le développement de la construction européenne. On peut raisonnablement craindre que le non l'emporterait. La démocratie y gagnerait-elle ? (...)».

Le Télégramme -12 mars 2004

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