Sarkozy à l'Ile-Longue : la réaction des anti-nucléaires

A l'occasion de la venue, demain, de Nicolas Sarkozy à l'Ile-Longue, la section locale du réseau « Sortir du nucléaire » tenait à faire entendre son désaccord quant à ce qu'elle considère comme « une continuité désolante ».
« A l'occasion de la venue à l'Ile-Longue du nouveau président de la République, qui vient ainsi montrer qu'il est le chef des armées, il nous a semblé important de faire quelque chose », expliquent les membres d'Agir pour l'environnement et le développement durable (AE2D), membres du réseau « Sortir du nucléaire », qui regroupe près de 800 associations françaises.
Rassemblement demain
C'est donc à cette occasion qu'ils appellent à un rassemblement, à leurs côtés, de tous ceux se sentant concernés par la cause, demain, à 10 h 30, à l'entrée de l'Ile-Longue. « On pouvait espérer, reprennent-ils, que Nicolas Sarkozy annonce une rupture avec ses prédécesseurs, quant à la politique nucléaire militaire. Mais nous avons des doutes car les lignes sont déjà tracées depuis longtemps ».

 

Les relais locaux du réseau « Sortir du nucléaire » ont annoncé, hier, leur projet d'être présents lors de la venue de Nicolas Sarkozy à l'Ile-Longue.

 

« Sa position, poursuivent-ils, va certainement se rapprocher de ce qui fut celle de Chirac, l'an passé, à savoir que la France s'autorise désormais à utiliser l'arme nucléaire pour protéger plus que la patrie sacrée, comme de Gaulle le concevait ». Expliquant « l'inquiétude » qui règne dans les milieux pacifistes suite à l'élection de Nicolas Sarkozy au poste de chef de l'Etat, ils réaffirment leur souci de placer l'intérêt et la sécurité des populations civiles au-dessus des autres. C'est sur ce sujet qu'ils souhaitent interpeller le nouveau président. Le fait que la politique française sur le sujet se fasse « en violation du traité de non-prolifération des armes (TNP), que le pays a signé », est également au cur de leur propos.
« Difficile d'ouvrir le débat »
« L'argument de l'arme dissuasive n'est plus pertinent aujourd'hui, surtout lorsque l'on tente de le justifier par la menace terroriste, sur laquelle il n'a certainement pas beaucoup d'impact. C'est pourquoi nous disons "Sortons-en", que cela soit dans le domaine militaire, ou dans le domaine civil. Cela reste un sujet tabou, sur lequel il est difficile d'ouvrir le débat », concluent-ils.

Le Télégramme - 12/07/2007

retour page "Presse"

retour page d'accueil