Grenelle de l’environnement : un cahier de propositions


Association agréée Développement durable, AE2D est invitée à participer à la réunion décentralisée du « Grenelle de l’environnement », demain, à Penfeld. Ses responsables, associés à d’autres collectifs, remettront, à cette occasion, un « cahier de doléances » recensant leurs propositions pour la Bretagne.

« Il y a des craintes qu’il n’en sorte pas grand-chose, mais on y va quand même ! ». Un rien fataliste, Roger Abiven et Christian Bûcher, les porte-parole de l’association. Avec leurs collègues de Greenpeace, des Amis de la terre, du Collectif anti-OGM et de l’Union des associations pour la défense du littoral, ils ont souhaité orchestrer, en parallèle, un « pique-nique forum » qui se tiendra, à midi, sur le cours Dajot, pour que les citoyens viennent, eux aussi, apporter leur contribution à ce cahier de propositions remis aux représentants de l’État. « Nous n’acceptons pas, par exemple, que le thème du nucléaire soit écarté des débats ». Autres exigences : que soient instaurées « des moratoires fermes » sur la culture d’OGM en plein champ, la construction d’autoroutes et d’incinérateurs.

Spécificités bretonnes
Mais les associations environnementales souhaitent, avant tout, mettre en avant les spécificités de la Bretagne dont le littoral représente un tiers de la longueur des côtes françaises. « Le parc marin d’Iroise n’inclut pas la rade de Brest. Elle doit faire l’objet d’observations particulières, expose Roger Abiven. Il faut initier une filière de démolition des vieux navires à Brest et pas que les militaires ; développer le transport maritime et la sécurité en mer ; réhabiliter la pêche, tout en respectant les ressources ; reconquérir les eaux, douces comme marines ; développer les énergies du vent et de la mer ». Vaste programme. Pour que ce Grenelle ne soit pas « un artifice » comme ils le craignent, « les citoyens doivent d’emparer des grandes questions écologistes et élaborer des alternatives au type actuel de développement qui se traduit par des inégalités et du gaspillage ».

Le Télégramme -  15/10/2007

retour page "Presse"

retour page d'accueil