Clémenceau : Gabegie, peut-être pas terminée ...


Après de nouvelles tribulations aussi peu "glorieuses" que les précédentes, le Clémenceau viendra "échouer" à Brest (du berceau à la tombe !). Pourquoi pas le retour à Toulon ? Pour éviter d’autres humiliations ?
Même si un large consensus existe pour son retour en France, cette gabegie n’est peut être pas terminée, hélas !

Des voix s’élèvent pour que ce retour inattendu soit, pour Brest, un tremplin pour devenir un chantier de déconstruction, de démolition après avoir été un port de construction navale. Cela mérite sans doute quelque attention à condition que les garanties maximums aient été apportées, en termes de protection de l’environnement, de conditions sociales et sanitaires, car concilier de nouvelles activités industrielles polluantes avec le développement durable du pays de Brest n’est pas un pari sans risques.

La prudence s’impose d’autant que Brest et sa rade subissent déjà beaucoup de contraintes, notamment la présence du nucléaire militaire qui empêchent le développement d’activités plus "civilisées" et pacifiques.

N’oublions pas que l’écosystème de la rade de Brest est fortement perturbé et menacé par de nombreuses pollutions qu’il reçoit.

N’oublions pas, non plus, que les populations civiles sont déjà soumises à beaucoup de risques majeurs : nucléaire, gaz et combustible (classés risque "Seveso"), et à des nuisances industrielles (bruit permanent, odeurs nauséabondes, poussières, ...).


Le patrimoine constitué par la rade de Brest et le goulet de Brest a vocation à être classé "patrimoine commun de l’humanité", il doit être préservé car il constitue l’avenir de Brest et de la pointe de Bretagne.

La venue à Brest du Clémenceau va-t-elle déclencher, relancer la réflexion et le débat sur cet avenir?

Les co-présidents, Roger Abiven & Alain Le Suavet

Le Télégramme 16/02/2006

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