L’arme de dissuasion des militants antinucléaires

Hier, à 11 h, une délégation de militants antinucléaires s’est réunie devant la sous-préfecture pour protester contre l’implantation du nouveau réacteur EPR à Flamanville, dans la Manche, avec pour arme de dissuasion un document «top secret».
Le document «top secret» évoqué par les militants nucléaires, qui protestaient, hier, contre l’implantation du nouveau réacteur EPR à Flamanville, est un rapport interne d’EDF classé confidentiel, que Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau national «Sortir du nucléaire» aurait reçu au début de l’année 2006 dans sa boîte aux lettres. Il y est mentionné que le futur réacteur nucléaire EPR ne serait pas capable de résister à des attentats de type 11 Septembre. Après l’avoir fait circuler sur Internet, Stéphane Lhomme a été mis en garde à vue pendant 15 heures, pour détention et diffusion d’un document «confidentiel-défense».
 

Les représentants d’Agir pour l’Environnement et le Développement Durable (AE2D), des Verts , de l’Union Démocratique Bretonne (UDB) et de la flottille de la rade de Brest pour une mer propre, devant la sous-préfecture.

C’était il y a un mois. Le porte-parole de «Sortir du nucléaire » est aujourd’hui libre mais doit être convoqué prochainement par la justice.

«Non au réacteur EPR !»
Hier s’est ouverte l’enquête publique précédant l’implantation à Flamanville, dans la Manche, de ce fameux réacteur EPR. «Le réseau national "Sortir du nucléaire" a lancé un appel à la mobilisation pour exprimer sa ferme opposition, nous nous en faisons l’écho à Brest», explique Roger Abiven, porte-parole d’AE2D, «et nous souhaitons également affirmer notre solidarité avec Stéphane Lhomme».


Le Télégramme - 16/06/2006

retour page "Presse"

retour page d'accueil