Nucléaire. Chantal Cuisnier appelle à la vigilance

Jeudi soir, à l’occasion de la projection du film-documentaire « Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre », Philippe Le Pocréau a reçu Chantal Cuisnier, administratrice au réseau Sortir du nucléaire en Cornouaille.

« Le film tombe à pic au moment où EDF entend relancer le chantier pour achever son démantèlement », a déclaré Chantal Cuisnier, qui espère une prise de conscience et la mise en place d’un débat public. Dans son film, la réalisatrice Brigitte Chevet, forte d’un travail d’enquête sur le réacteur et d’un suivi du chantier de 2004 à 2008, raconte l’histoire du premier démantèlement d’une centrale nucléaire française, arrivée en fin de vie depuis 20 ans.

Un numéro de Spirou
L’installation de la centrale nucléaire à Brennilis avait, en son temps, suscité des réactions diverses. Le numéro 27 de Spirou et Fantasio, « L’Ankou » avait vu le jour à cette occasion. Fournier, son auteur, dit avoir été inspiré par la vue de la centrale au cœur des Monts d’Arrée et la singularité de sa construction à l’endroit où les Bretons placent « la porte de l’Enfer ». Juin 2007 marque l’arrêt de la déconstruction du réacteur, obtenu par les écologistes. Sur fond de tensions et de vifs échanges entre militants de l’environnement et employés d’EDF ne voulant pas perdre leur emploi, le film de Brigitte Chevet met en évidence les risques liés au démantèlement pour le personnel chargé des travaux et les habitants ainsi que la faune et la flore alentours.

En savoir plus
La projection du film a été suivie d’une séance de questions-réponses à laquelle s’est volontiers prêtée Chantal Cuisnier. Le public, visiblement interpellé par les informations contenues dans le film, s’est montré désireux d’en savoir plus. Le problème avec la radioactivité, reconnaît l’animatrice, c’est que c’est invisible et sans odeur. De fait, le grand public semble parfois méconnaître le phénomène et ses dangers pour l’environnement et la santé. Le pari du réseau « Sortir du nucléaire en Cornouaille » était, aussi, avec cette soirée, de sensibiliser les participants aux risques liés à l’exploitation de l’atome.

Le Télégramme - Hennebont - 16/11/2008

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