Eau de l’Elorn : l’Europe et Agir pour l’environnement en phase

L’eau potable distribuée sur le territoire de la communauté urbaine est, aux trois quarts, alimentée par l’usine de Pont-ar-Bled, située sur l’Elorn. Diverses associations, dont AE2D (Agir pour l’environnement et le développement durable), sont opposées à un projet de Brest Métropole Océane visant à l’introduction d’un nouveau procédé de traitement dit de nanofiltration.

"C’est un projet coûteux et inutile", résument les deux présidents de AE2D, Roger Abiven et Alain Le Suavet, "qui, de plus, ne privilégie pas la prévention de la pollution". Trois mille personnes, signataires d’une pétition, vont dans le même sens, préférant que l’on s’occupe préalablement de la définition d’un périmètre de protection. "Les accidents à répétition de ces dernières années le prouvent, il faut prévoir des zones tampons entre les activités industrielles et la rivière... même si nous sommes conscients que ce ne sera pas facile".

Arguments recevables

Alors que le projet de nanofiltration semble au point mort, suspendu à une décision du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, l’association vient de recevoir un appui de la part de la Commission européenne, qui a jugé recevables ses arguments. L’Europe pointe notamment la réinjection des résidus du filtrage actuel en aval de l’usage qui mènerait une hausse moyenne de 5,5 % de nitrates et de 10 % pour les pesticides. La commission des pétitions vient donc de demander des informations complémentaires à la Commission européenne et déclare "poursuivre l’examen de la pétition dès qu’elle aura reçu les informations requises".

Définir des actions communes

En attendant, AE2D va se rapprocher des autres associations ayant déposé des remarques lors de l’enquête publique sur Pont-ar-Bled, afin de définir des actions communes face à BMO. "Il est temps d’organiser une vraie table ronde sur le sujet et de le remettre totalement à plat".

Le Télégramme - 18/09/2006

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