Développement durable : un arbre "sentinelle"

On le surnomme "arbre aux 400 écus", voire "arbre aux mille écus" parce que ses feuilles prennent une coloration dorée à l’automne. Le ginkgo biloba est l’un des plus vieux arbres du monde. L’un des plus solides aussi. En 1945, l’un d’eux, situé à 1 km de l’impact, a même résisté à l’onde dévastatrice de la bombe de Hiroshima, au contraire d’un temple tout proche. Un symbole.

Il veille sur la rade
L’association Agir pour l’environnement et le développement durable en a hérité d’un exemplaire en juin dernier, prix de son travail pour la préservation de l’écosystème de l’aber Ildut. Planté hier square Beautemps-Beaupré et baptisé "arbre sentinelle", il surplombe désormais la rade de Brest. Une rade que les défenseurs de la faune et de la flore aimeraient bien voir inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité, comme le Mont Saint-Michel par exemple.

"Le patrimoine un héritage à préserver"
"Le patrimoine mondial, c’est l’héritage du passé dont nous bénéficions et que nous devons préserver ou sauver", résumait Roger Abiven, coprésident d’AE2D. "La rade, qui s’ouvre sur la mer d’Iroise, répond au moins à trois des critères de sélection, avec ses biens naturels et culturels. Elle est d’ailleurs en péril, victime du nucléaire, des pollutions maritimes et terrestres". Dans l’après-midi, les défenseurs du projet ont sensibilisé le public dans divers sites des Journées du patrimoine, en prélude à une prochaine étape, "moins évidente" : convaincre les élus.

Le Télégramme - 18/09/2006

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