Hôpital-Camfrout. Eau : des Camfroutois mécontents au Trésor public

C'est une poignée d'habitants mécontents qui s'est retrouvée, en fin de semaine, devant le Trésor public. Le groupe de Camfroutois a remis à Thierry Roch, trésorier principal, les factures d'eau d'une vingtaine de citoyens de la commune, sur lesquelles ont été soustraites 50 F, somme déposée sur un compte bloqué et spécialement ouvert pour l'opération «Nénuphar».

Analyses préoccupantes
Par ce geste, ils entendaient faire connaître leur refus face à une situation qui perdure, une teneur en nitrate importante dans l'eau communale et qui dépasse les valeurs autorisées. «Négliger le préventif avec une production maîtrisée, un développement durable et la protection des captages et ne résoudre la question qu'au travers du curatif paraît insensé» aux yeux des représentants de ces habitants en colère.

«Les résultats des analyses d'eau du captage de Kéranclouar sont plus que préoccupants, ils dépassent les normes légales», précisent Ronan Perhirin et Sylvie Bordeau, délégués de l'opération «Nénuphar», initiée par l'association régionale Agir pour l'environnement et le développement durable. En rejoignant AE2D, les consommateurs mécontents aspirent à une prise de conscience réelle de la part des pouvoirs publics. Ils encouragent la municipalité à faire le nécessaire pour que «le citoyen retrouve son droit à une eau potable et n'ait pas à payer une eau industrielle au même prix». Dans une lettre ouverte, adressée au maire de l'Hôpital-Camfrout, Noël Grignoux, les contestataires expriment leur lassitude d'attendre une eau de bonne qualité. Avec détermination, le groupe d'habitants mécontents soutien néanmoins la municipalité dans sa mission de reconquête d'une eau pure.

Le Télégramme - 18 novembre 2001

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