Ile Longue : début des travaux à la pyrotechnie de Guenvenez


Des travaux importants d'adaptation et de construction de bâtiments vont débuter la semaine prochaine à la pyrotechnie de Guenvenez, près de l'Ile Longue, où se prépare l'arrivée de la nouvelle génération de missiles. L'occasion pour les autorités militaires de présenter le chantier aux élus et aux représentants d'associations environnementales.

Les uns se penchent sur une plante rare des zones humides ou guettent l'envol de la fauvette «Pitchou» quand d'autres rappellent que tous les ans ils comptent le nombre de chauves-souris suspendues aux bâtiments de la pyrotechnie. Jeudi, les associations Bretagne Vivante, Forum Centre-Bretagne environnement (FCBE) et l'Union locale d'animation en milieu rural (Ulamir) ont assisté à la présentation des moyens des forces sous-marines et participé à la visite du chantier engagé à la pyrotechnie de Guenvenez. En revanche, l'association Eau et Rivières de Bretagne ainsi qu'Agir pour l'environnement et le développement durable (AE2D), qui font partie de la commission d'information sur les sites nucléaires, n'ont pas souhaité participer à la visite.

Donner des informations
A travers ces rendez-vous, qu'elles prévoient de renouveler, les autorités militaires affichent la volonté de donner des informations sur les dispositions prises pour assurer la protection des personnes et de l'environnement. Une démarche qui va dans le sens de la création des commissions d'information mises en place au début du mois. La semaine dernière, ce sont les élus, également représentés au sein de la commission, qui étaient conviés au rendez-vous.

Adapter le site aux évolutions techniques
Chaque sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) en mission est armé de 16 missiles. Un armement qui est régulièrement décomposé et révisé à chaque retour de patrouille. «La pyrotechnie de Guenvenez ne traite pas d'explosif mais uniquement de la propulsion des missiles», précise le commandant des forces sous-marines et de la force océanique stratégique. Le vice-amiral d'escadre d'Arbonneau souligne que les têtes nucléaires des missiles restent sur le site de l'Île Longue. Des portées de plus en plus importantes, des têtes de plus en plus puissantes, nombreuses et furtives, les missiles évoluent en permanence. Les M45, actuellement à bord des SNLE en service, seront ainsi progressivement remplacés par les M51 qui en 2018 équiperont les quatre unités de la génération du Triomphant. L'arrivée de ce nouvel armement a été programmée pour coïncider avec la mise en service du quatrième SNLE, le Terrible, en 2010. Avant le M45, les missiles pesaient 20 tonnes, actuellement ils emportent près de 30 tonnes de combustible et le M51 pèsera 55 tonnes. Cette évolution correspond à une quantité plus importante de combustible qui permettra d'allonger la trajectoire du projectile. La prochaine évolution concernera le changement de la tête des missiles.

Le Télégramme - 20 septembre 2003

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