Brennilis. Les antinucléaires sur le site de la centrale

Vendredi dernier, une administratrice de Sortir du Nucléaire Cornouaille, Chantal Cuisnier, accompagnée d’un huissier de justice de Châteaulin, avait été reçue par les responsables du site de la centrale de Brennilis.
Il s’agissait pour la militante de réclamer la preuve de l’arrêt des travaux de démantèlement, conformément à la récente décision du Conseil d’État, qui avait pointé un manquement dans la fourniture d’un compte rendu de l’étude d’impact. Avant-hier, la jeune femme, accompagnée du même huissier, a pu visiter les installations, comme elle en avait fait la demande, afin de se rendre compte par elle même. «L’huissier n’a pas été autorisé à prendre des photos, ce qui nous a un peu fâchés, mais cela n’a pas compromis la visite, qui nous a permis de vérifier que les déclarations de vendredi étaient exactes. Les travaux sont bien stoppés et ceux qui concernent le bloc réacteur et les échangeurs n’ont pas commencé. Nous demanderons à faire une autre visite ultérieurement. Car notre inquiétude reste grande concernant la nappe phréatique, que nous soupçonnons fort d’être contaminée. Elle a été rabattue dans le lac, en 2000, et nous nous inquiétons du projet d’aménagement de celui-ci en base de loisirs».
Le 29 juin, l’Observatoire du démantèlement doit tenir sa réunion semestrielle, sur site. «Nous avons demandé que cette réunion soit publique, tout comme nous souhaitons être présents à la conférence de presse qui s’ensuit. On nous répond que ce n’est pas possible, le lieu n’étant pas accessible au public. Une réponse qui nous paraît un peu juste. Si ce n’est que cela, on peut trouver une salle de réunion n’importe où...».

 

Il y a une semaine, des militants du réseau Sortir du Nucléaire, accompagnés d’un huissier, signifiaient aux responsables de la centrale de Brennilis qu’ils devaient se soumettre à la décision du Conseil d’État. Vendredi, ils ont effectué, toujours sous le contrôle de l’huissier, la visite du site. (Photo M.-L. Q.)

Marie-Line Quéau

Le Télégramme - 21/06/2007

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