Port de commerce. Les doléances des riverains

Un certain nombre de riverains du port de commerce se plaignent. Ils font état de leurs doléances dans une lettre ouverte au maire.

Plusieurs associations ont adressé un courrier commun au maire, François Cuillandre. Il s'agit du Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de BMO; du Comité des sauvegarde de l'environnement de Saint-Marc; de Cap Mestriden; des Amis de Kérangall; des Amis du Merle-Blanc et d'Agir pour l'environnement et le développement durable (AE2D).

Nuages de poussière
Les unes et les autres se réfèrent à des déchargements de clinkers, de ciment et de manioc, les 4 et 5 février : «D'épais nuages de poussière se sont dispersés sur la zone industrielle portuaire et sur les habitations environnantes de Saint-Marc, vers le nord-est et l'est, au-delà de Kérampéré. Nous avons informé la cellule environnement de la ville et Mme Cibaud, adjointe de Saint-Marc, qui a dépêché une personne sur place. Des mesures conservatoires allaient être prises».

Une co-existence difficile
Les protestataires expliquent que «ces formes de déchargement sont récurrentes. Ces pollutions s'ajoutent à toutes celles subies par les riverains, dont vous êtes informés depuis quatre ans, sans parler des risques industriels auxquels ils sont exposés. Les logiques industrielles et les impératifs environnementaux et sanitaires semblent avoir beaucoup de mal à coexister dans notre ville portuaire. Il serait temps que le développement économique ne prenne pas toujours le dessus sur toutes les autres considérations».

Des analyses réclamées
Dans leur lettre, les riverains ajoutent que «les enfants des écoles sont confrontés au dépôt permanent et important de poussières de toutes sortes, en provenance de la zone. (...) Nous sommes inquiets des conséquences néfastes sur la santé, avec les allergies et les gênes respiratoires engendrées par cette pollution. (...) La fin du contrat de baie offre la formidable opportunité de construire ensemble un contrat de rade, dites-vous dans votre programme. Nous sollicitons que les mesures conservatoires soient effectives et qu'il soit fait une analyse qualitative des poussières par un laboratoire indépendant, afin d'en connaître leur nature exacte et les risques qui y sont liés ».

Le Télégramme -  23/02/2008

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