Qualité de l’eau : un voeu aux nouveaux conseillers généraux

Une lettre ouverte insérée dans une bouteille d’eau minérale fermée : c’est le «cadeau» remis hier matin aux 26 conseillers généraux nouvellement élus, par l’association AE2D pour marquer la journée nationale sur l’eau.

Dans le cadre de la journée de l’eau, une délégation de l’association «Agir pour l’environnement et le développement durable» a déposé hier matin une motion, insérée dans une bouteille d’eau minérale, à l’intention des 26 nouveaux conseillers généraux.

L’opération n’est pas vraiment nouvelle. Le 1er mars déjà, les militants de l’association «Agir pour l’environnement et le développement durable» avaient choisi ce moyen pour demander aux 28 conseillers non-renouvelables de s’inquiéter de la situation préoccupante de la qualité de l’eau dans le Finistère. Ils ont réitéré leurs craintes hier, devant l’antenne brestoise du conseil général.

Droit dans le mur

Le Finistère a mal de ses eaux, comme l’ont montré les Etats généraux consacrés au sujet en 1999 et 2000. Nous continuons à aller « droit dans le mur ». Aux menaces relatives à la qualité des eaux et des milieux aquatiques viennent s’ajouter celles liées à la quantité, comme l’ont prouvé de récentes inondations catastrophiques
, déplore Roger Abiven, président de l’association.

Nous sommes bien conscients que le conseil général ne peut tout faire mais il doit jouer un rôle plus important en matière d’initiatives, de coordination, estime AE2D.

Les défenseurs de l’environnement constatent en effet que le Finistère est dans le peloton de queue des départements confrontés à la question. Pour l’instant, on se contente de réparer les erreurs, à coût de millions. Il faut pousser au-delà le travail et accélérer le combat vers la qualité commente Roger Abiven. Les millions dépensés n’ont pas servi à grand-chose. Les consommateurs ont toujours peur de consommer l’eau du robinet et ce n’est pas demain qu’ils vont reprendre confiance.

L’eau facteur d’exclusion

Cette question se double d’un réel problème d’exclusion. Tout le monde n’a pas les moyens financiers ou les capacités physiques à s’approvisionner en bouteilles d’eau minérale.

Au plan mondial, la situation n’est guère plus reluisante. Un million de personnes n’ont pas l’eau courante et 3 à 4 millions connaissent des problèmes d’insalubrité , tiennent à rappeler les responsables de l’association en cette journée mondiale de l’eau.

Le Télégramme -23 mars 2001

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