Contournement de Lambé. La vallée du Restic en sursis ?

Une réunion publique s'est tenue, hier soir, à Gouesnou, sur le projet du contournement nord de Lambézellec. Une variante du tracé traverserait la vallée du Restic. Ce que dénoncent les Verts. C'est Marif Loussouarn qui a dû être déçue. La porte-parole des Verts du pays de Brest avait initié une conférence de presse quelques minutes avant le début de la réunion publique, organisée en mairie de Gouesnou, concernant le projet du contournement nord de Lambézellec. Cette opération consiste en la réalisation d'un nouvel itinéraire reliant la route départementale 112, dans la zone de Kergaradec, à la RD 205, au niveau du giratoire du Spernot. Et, à l'heure actuelle, c'est-à-dire en pleine phase de concertation publique, le tracé définitif n'est toujours pas arrêté. Et deux variantes existent sur une partie de ce tracé : la première emprunte la rue du Tromeur, la seconde traversant la vallée du Restic. C'est précisément cette deuxième hypothèse qui gêne Marif Loussouarn : « Cette option va complètement à l'inverse de l'affichage de Brest Métropole Océane sur le développement durable ». Thierry Terre, trésorier des Verts du pays de Brest, complète : « Un vallon entier sera détruit, la vie naturelle disparaîtra et le réseau d'eau sera perturbé ».

Un seul riverain vraiment concerné ?
Pour autant, durant la petite heure qu'ont duré les débats, un seul riverain fera allusion à cette problématique. Car les personnes présentes préféreront s'attarder sur d'autres problèmes : les nuisances sonores liées à l'augmentation future du trafic routier (jusqu'à 15.000 véhicules quotidiennement), les questions liées à la sécurité ou... l'usure des pneus de voitures sur les ronds-points trop inclinés. Plus tôt, Philippe Rybski, le responsable de la direction voirie, réseaux et infrastructures de BMO, avait, dans sa démonstration, pointé les objectifs du projet : y figure, notamment, la volonté « d'assurer un équilibre harmonieux entre les milieux naturels, avec la préservation des zones humides et le respect de l'activité agricole ». Ce dernier point, Marif Loussouarn l'avait également évoqué : « Il est important de conserver une ceinture verte autour de l'agglomération ». Car, si la variante passant par la vallée du Restic venait à être choisie, « deux à trois exploitations se trouveraient coupées. Brest Métropole Océane nous dit que ce sont des agriculteurs qui vont partir à la retraite ». Une réponse qui ne la satisfait pas. Reste que Bernard Rioual, vice-président de BMO en charge de la coordination de l'espace public, allumera son micro pour le préciser : « Les options ne sont pas prises ».

Le Télégramme - Brest - 02/12/2008

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