Ex-Clem. Le départ en images

Après plus de deux ans et demi d'attente, le Clemenceau a quitté ce matin le port de Brest. Il devrait arriver à Hartlepool, en Angleterre, samedi soir ou dimanche matin. Après une traversée de quatre jours : un de moins qu'initialement prévu grâce à des vents annoncés porteurs. Départ commenté.

12 h 50 : L'Anglian Earl a pris le Clemenceau en remorque. Les derniers techniciens ont quitté l'ancien porte-avions. La coque est désormais vide de toute âme, 200 mètres derrière son remorqueur. On peut voir le "traînard", deux bouées de secours, dans le sillage du navire et une seconde remorque accrochée à babord en cas de pépin. Les navires de la Marine rentrent au port. L'ex-Clem laisse derrière lui le phare du Portzic. Le vent de sud-ouest se renforce. Plus de 15 noeuds. L'attelage devrait profiter de cette bonne brise pour gagner du temps et rallier le port d'Hartlepool en quatre jours au lieu des cinq initialement prévus. Arrivée programmée, samedi soir ou dimanche matin.

12 h 30 : La coque du Clemenceau arrive à proximité du remorqueur anglais. Les techniciens installent les cables. L'opération dure une vingtaine de minutes.

12 h : L'ex-Clem est à une centaine de mètres de la sortie du port. Hélicoptère, gendarmes maritimes, commandos marine encadrent le départ. Le remorqueur anglais Anglian Earl, sorte d'Abeille Bourbon de la Manche, l'attend au milieu de la rade. Il fait beau sur Brest. Le vent se lève progressivement. Une quinzaine de noeuds. Pas de quoi perturber les manoeuvres. A noter : les plaisanciers n'ont pas quitté leur mouillage pour assister au spectacle.

11 h : Les premières manoeuvres commencent dans le port de Brest. L'ex-Clem est pris en charge par 8 remorqueurs. Une dizaine de journalistes sont sur place. Contre 108, en 2006, lorsque la coque Q790 avait rejoint la cité du Ponant après son périple en Inde.


Clemenceau : sortie, mode d'emploi

Le ballet des deux remorqueurs hauturiers de la Marine, le Tenace et le Malabar, des pousseurs de la base navale, et du remorqueur anglais a débuté. La sortie de la rade-abri s'effectue à l'aide des navires militaires. Le remorqueur anglais crochera ensuite, seul, dans la coque pour la convoyer jusqu'en Angleterre. Le spectacle vaudra la chandelle pour tous ceux qui auront la chance de suivre les manoeuvres et l'évolution du convoi aux abords de la pointe du Portzic, le long du sentier du goulet, et sur l'eau, à condition, toutefois, de se tenir à 300m de distance (arrêté des préfets maritimes de l'Atlantique, de la Manche et mer du Nord).

Regarder à distance
Les embarcations, engins nautiques, plongeurs et «baigneurs» doivent respecter le périmètre de sécurité autour du convoi. L'arrêté rappelle qu'«il est également interdit à toute personne ou groupe de personnes de monter à bord de ladite coque, par quelque moyen que ce soit». Le vent de sud-ouest de 4 à 5 Beaufort, avec des pointes à 6Beaufort (45Km/h) en Manche, ne facilitera pas la tâche des remorqueurs. Du vent est également prévu les jours suivants, mais il semble plutôt bien orienté (sud-sud-ouest).

Délicate remontée du chenal
Le voyage devrait durer entre quatre et six jours pour atteindre le site de démantèlement d'Hartlepool, près de Newcastle, au bord de la rivière de Tees. La hauteur d'eau doit être suffisante pour atteindre la darse où attendent déjà quatre vieux navires américains. Mais la remontée du chenal fraîchement dragué s'annonce délicate pour le remorqueur Anglian Earl, battant pavillon des Iles Barbades. Le navire devra être acheminé jusqu'au bassin exploité par le chantier Able Uk et mis à quai comme l'a exigé le client français.

Site Internet - Le Télégramme - 03/02/2009

retour page "Presse"

retour page d'accueil