Aéroport du Grand-Ouest. Pique-nique résistant

Entre 1.500 et 3.500 personnes ont participé, hier, à un pique-nique familial pour manifester leur opposition au futur aéroport Grand-Ouest, prévu entre Nantes et Rennes d'ici à 2015.

«Non à l'ayraultport» - du nom de Jean-Marc Ayrault, député-maire (PS) de Nantes - «oui à l'oxygène, non au kérosène», «décideurs, quand aurez-vous fini de tout bousiller ?», «conservons nos terres», pouvait-on lire sur des banderoles disposées sur le site prévu pour le futur aéroport, à Notre-Dame-des-Landes(44), à une quinzaine de kilomètres au nord de Nantes.
Hier, 3.500 personnes selon les organisateurs, 1.500 selon la gendarmerie, se sont réunies, lors d'un pique-nique familial, pour manifester leur opposition à ce projet qui devrait voir le jour en 2015.

«Une semaine de résistance»
Au menu : un marché bio approvisionné par des producteurs locaux, une crépière , un barbecue avec saucisses-merguez, ou encore des frites pour les amateurs. Les nombreux enfants présents ont pu réaliser des cerfs-volants sur le thème «que des cerfs-volants mais pas d'avion dans le ciel», pendant que se succédaient les prises de parole d'opposants au futur aéroport sur la scène animée ensuite par des groupes musicaux.
Cette journée ouvrait une «semaine de résistance au cours de laquelle sont programmés des rencontres et de débats avec des intervenants extérieurs sur des thèmes tels que les OGM, l'eau, les réfugiés climatiques, des déchets nucléaires...», a indiqué Karine Plantier, membre du comité d'organisation.
 

Le pique-nique organisé hier inaugure une «semaine de résistance». Au programme : rencontres et débats sur les OGM, les déchets nucléaires... Photo AFP

Faire face à la future saturation de Nantes
La construction du nouvel aéroport a été officiellement autorisée le 10 février avec la publication au journal officiel d'un décret d'utilité publique. Le projet, dont le coût est estimé à 580 millions d'euros, vise à faire face à des prévisions de saturation du trafic de l'actuel aéroport de Nantes, que remplacerait celui de Notre-Dame-des-Landes.
Selon ses opposants, le nouvel aéroport recouvrirait «de bitume et de béton» environ «2.000 hectares d'un bocage très préservé et détruirait une cinquantaine d'exploitations agricoles».

Le Télégramme - Morbihan - 03/08/2009

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