Abiven. L'ultime appel à la mobilisation


Depuis dix ans, elle fait couler beaucoup d'encre. L'affaire Abiven entre dans sa dernière ligne droite. L'enquête publique arrivera à échéance vendredi. Elle déterminera si, oui ou non, la parcelle située à Port Blanc, dans la bande des 100m du littoral, est déclassée, permettant ainsi à son propriétaire, M. Abiven, d'y construire une résidence secondaire.
Douze associations de défense de l'environnement, Doélan-Clohars Environnement et sa présidente, Laurence Bineau en tête, se sont réunies jeudi, pour lancer un cri d'alarme et demander à la population un ultime soutien.

 

Les associations de défense du littoral se sont retrouvées à la maison des associations de Saint-Jacques, pour lancer un cri d'alarme.

«Après il sera trop tard»
«Nous incitons la population à se rendre à la mairie pour signifier son désaccord sur le registre d'enquête publique. Une remarque, juste noter «je ne suis pas d'accord», et une signature suffisent. On peut aussi écrire au commissaire-enquêteur à l'adresse de la mairie ou aller le voir pour sa dernière permanence à la mairie, le 10 juillet, de 14h à 17h. Après il sera trop tard».
Ils craignent que le déclassement de la zone crée une jurisprudence «qui serait préjudiciable pour toutes les côtes et ouvrirait la voie à toutes les dérives» et s'indignent «qu'on puisse déclasser un terrain pour le plaisir d'un particulier et contourner ainsi la loi Littoral».
Denise Le Moigne, de Cap action solidarité, se souvient avec amertume «quand M. Abiven a acheté sa parcelle, une riveraine lui a précisé qu'elle n'était pas constructible ; il a répondu que ses avocats parisiens sauraient la rendre constructible...»
À noter que toutes ces associations seront présentes ce matin, sur le marché de Clohars, pour expliquer leur démarche à la population.

Le Télégramme - Clohars-Carnoët - 04/07/2009

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