Algues vertes. Une manifestation dimanche en soutien au maire

La fédération d'associations environnementales Sauvegarde du Trégor appelle à une manifestation dimanche, à 15h, sur la plage, afin de soutenir le maire de la commune, «injustement accusé de la mort d'un cheval et de l'intoxication de son cavalier». Le propriétaire du cheval décédé il y a une semaine sur la plage et son avocat envisagent en effet de rechercher la responsabilité du maire dans ce décès. «Nous n'en voulons pas spécialement au maire. D'autres interlocuteurs peuvent être concernés. Mais c'est le maire qui exerce la police administrative sur la plage. Il doit prendre des réglementations pour assurer la sécurité. Il n'y avait pas d'indication claire du danger d'enlisement ou de dégagement de gaz toxiques», estime Me Vincent Le Luyer, avocat de Vincent Petit, propriétaire du cheval.

«Ce serait une injustice»

«Ce serait une injustice profonde que le maire soit reconnu responsable», réagit Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor. Qui partage la conviction du Dr Philippe, médecin urgentiste, que les algues vertes sont la cause du décès. Une conviction que semble conforter l'autopsie du cheval. «Comment faire ?, s'interroge René Ropartz, le maire. Pour être sûr de ne pas avoir de pépin, il faudrait interdire l'accès à la baie de tous les bords.» Dans un communiqué, les conseillers municipaux de la commune apportent «un soutien clair, public et unanime à René Ropartz». Ils rappellent qu'un arrêté municipal «interdit l'équitation sur les 200 premiers mètres de la plage» et que la commune «a été pionnière dans la reconnaissance du danger que représentent les émanations de sulfure d'hydrogène issues de la putréfaction des algues vertes».

Le Télégramme - Saint-Michel-en-Grève - 04/08/2009

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