Liaison nord-Lambé. Par le Restic ou pas ?

Une partie du tracé de la voie de contournement du nord de Lambézellec est encore incertaine. Passera-t-elle ou non par la vallée du Restic, défendue par ses riverains et par les écologistes ? Réponse au conseil de BMO à la fin du mois.

Chaque jour, 33.000 véhicules empruntent le boulevard de l'Europe et 20.000 passent par le centre du bourg de Lambézellec. Gros trafic. Afin d'améliorer les échanges entre l'est et l'ouest de l'agglomération, BMO envisage deux hypothèses de tracé.
Cette future voie de contournement sera longue de cinq kilomètres et son coût est estimé à 11 millions d'euros. Il s'agit d'un projet d'infrastructure mesurée de type boulevard urbain à 2 X 1 voie, reliant, pour partie et en voie nouvelle, Kergaradec au Spernot. Il sera réalisé sous maîtrise d'ouvrage de BMO, avec le soutien financier du conseil général du Finistère.
Ce chantier vise plusieurs objectifs, parmi lesquels le fait de permettre l'ouverture à l'urbanisation des quartiers nord de Lambézellec (Messioual et le nord de Lambé) et de délester le boulevard de l'Europe d'une partie de son trafic quotidien. Selon les responsables communautaires, «cela entraînera une meilleure intégration des cycles et des piétons, ainsi que l'amélioration du fonctionnement des transports en commun».

 

 

Ci-dessus, le projet de voie de contournement du nord de Lambézellec, du Spernot à Kergaradec, avec en pointillés vert et orange, les deux hypothèses de tracé entre les secteurs de Kerizac et de Roc'h Glaz. (Document BMO)

«Les escargots...»
Une partie du tracé - un kilomètre de long entre Roc'h Glaz et Kérizac - fait polémique depuis plusieurs mois. BMO travaille, en effet, sur deux hypothèses, dont une qui envisage un passage en bordure de la vallée du Restic. «Un choix, explique Alain Masson, vice-président de BMO chargé des grands projets, est à faire entre un tracé en zone urbanisée entre Roc'hGlaz et Kérizac (en réutilisant des voiries existantes, dont la rue du Tromeur) et la création d'une voie nouvelle plus directe par la vallée du Restic».
Cette seconde hypothèse est combattue par des riverains et des défenseurs de l'environnement. Mais la première a, elle aussi, suscité la création d'un «collectif des riverains et usagers de la RD 26 et VC 13». Bref, le sujet divise.
Alain Masson assure que «la collectivité n'a pas encore pris position. Le coût des deux variantes est équivalent. Quant à la vallée du Restic, elle ne présente pas d'aspect majeur en terme de biodiversité, ni pour la flore, ni pour la faune. La défense des escargots n'est pas le seul critère à prendre en compte...».

Décision fin juin
Les résultats de la phase de concertation menée à la fin 2008 devaient être présentés au public hier soir au collège de Pen-ar-Ch'leuz. À la fin du mois, le conseil communautaire choisira l'un ou l'autre des tracés et lancera les études approfondies sur ce projet. Le dossier de projet finalisé sera soumis à instruction administrative à l'automne. L'enquête publique, pour sa part, est envisagée au début de l'an prochain. Les premiers travaux pourraient démarrer dès l'automne 2010 et s'achever en 2014.

Patrice Le Berre
Le Télégramme - Brest - 05/06/2009

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