Ex-Clemenceau. « Dernier gag symbolique d’un grand gâchis »

Le groupe d’élus des Indépendants brestois se désole de la situation de l’ex-Clem, « toujours en rade ». Et, dans un communiqué, réaffirme que Brest avait les compétences nécessaires pour « le retenir ici ».
« (...) Les ennuis (du Clemenceau) se succèdent, comme pour contrarier ce départ de Brest : le chenal d’Hartlepool à recreuser, puis (des) nouveaux obstacles : des crépidules et des algues japonaises collées sur sa coque... Nous pourrions en rire, si ce n’était pas triste, car ce dernier gag est un peu symbolique du grand gâchis que représente le départ du Clem...
Le retenir ici était une opportunité à saisir. Quand on voit les infrastructures portuaires sous-utilisées, quand on sait que nous avions les compétences nécessaires et que nous les perdons, qu’il y avait des entreprises françaises spécialisées pour traiter véritablement l’amiante dont il est encore chargé, que nous aurions pu inaugurer ici une filière de déconstruction respectueuse de l’environnement, on ne peut que nourrir des regrets...
« Car l’avenir n’est pas rose pour Brest. Et ce n’est certainement pas la vente des douze hectares abandonnés par Jabil, ni la perspective des grands chantiers prévus qui pourront nous rassurer sur l’avenir industriel et l’emploi dans notre métropole. Et nous sommes nombreux à penser qu’une volonté brestoise forte et fermement affirmée aurait pu changer le cours des choses ! (...) ».

Le Télégramme - Brest - 06/01/2009

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