Départ du Clem : mise en cause Marguerite Lamour réagit

Lors du conseil municipal de mardi (notre édition de mercredi), le communiste Maxime Paul avait estimé que la députée de Brest-rural Marguerite Lamour n'avait pas soutenu la création d'une filière de déconstruction à Brest. La députée UMP réagit. «Ces propos dénotent soit un manque criant de connaissance du dossier, soit une posture purement politicienne, affirme Marguerite Lamour. (...) Suite à la décision prise en février2006 de faire rentrer le Clemenceau àBrest, la commission de la Défense m'a désignée pour établir un rapport sur le démantèlement des navires de guerre, (qui) concerne l'ensemble des bâtiments, pas seulement le Q 790».

«Constaté avec satisfaction...»
«Après avoir mené de nombreuses auditions, j'ai remis ce rapport en janvier2007 en suggérant deux pistes : le principe d'une filière mixte "militaire et civile", car le tonnage militaire n'est pas suffisant pour rendre pérenne une telle filière (et) la dimension européenne. Dans mes conclusions, je notais que Brest (...) pouvait être l'un des points de cette filière en Europe. J'ai d'ailleurs constaté avec satisfaction que l'avocat chargé de soutenir l'association opposée au départ du Clemenceau avait fait référence aux termes de mon rapport, preuve (...) qu'il n'était pas dénué de fondement. Une fois posé ces principes, restait à trouver la volonté collective de porter la filière et ses points d'ancrage. Or, à l'échelon local, je n'ai pas entendu d'écho favorable à cette proposition pour des raisons (...) dont certaines sont fondées, tel le manque de place dans les formes civiles et militaires. «La problématique du démantèlement demeure. (...) La priorité demeure à mes yeux que soit prise en compte, par des textes adaptés, la notion de démantèlement des navires. Elle est dictée par trois points essentiels : la santé des travailleurs, l'aspect environnemental et le coût. Alors que M.Paul se serve de la nostalgie qu'a pu créer le Q 790 est une chose. Mais je l'invite à regarder par deux fois dans le fond du dossier et peut-être à lire la totalité de mon rapport que je tiens d'ailleurs à sa disposition. (...)».

Le Télégramme - Brest - 06/02/2009

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