Université européenne de la Paix. Contre le départ de l’ex-Clem’

« L’Université européenne de la Paix avait déclaré, dès l’annonce du rapatriement à Brest de l’ancien porte-avions, qu’elle souhaitait que soit saisie l’occasion d’expérimenter chez nous une déconstruction de vieux navires qui soit exemplaire au plan social, sanitaire et écologique », écrit le porte-parole, Hervé Cadiou
« Faisant œuvre utile, nous aurions permis une utilisation d’installations portuaires sous-employées et de développer des technologies nouvelles nécessaires, porteuses d’avenir et d’emplois pour nos jeunes. Le comité de vigilance, créé dans la foulée, n’a, hélas, pas réussi à mobiliser la population pour que l’État prenne pleinement ses responsabilités à cet égard. L’UEP considère que la solution retenue n’est pas satisfaisante : le coût très faible consenti par l’entreprise britannique ne garantit pas du tout les exigences sanitaires et écologiques, aucune garantie n’est non plus apportée sur le devenir de l’amiante et autres polluants. L’UEP considère que l’État français doit assumer pleinement ses propres déchets de manière exemplaire.
« C’est pourquoi l’UEP est favorable à la poursuite du comité de vigilance, à son élargissement jusqu’à la création à Brest d’une filière modèle de déconstruction de navires en fin de vie, puisque notre agglomération possède des atouts exceptionnels à cet effet.
L’UEP se félicite de l’organisation d’une table ronde sur cette question à l’initiative d’AE2D, de Mor-Glaz et de l’UD-CGT, le 15 janvier prochain, à la Maison des syndicats, et appelle la population à y participer ».

Le Télégramme - Brest - 07/01/2009

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