Environnement. La chaudière de la discorde

Installée près du village du Quilliou, la chaudière à bois de l'exploitation agricole de la famille Le Gall continue de faire parler d'elle. Certains riverains accusent : «Nous en subissons toujours les pollutions et les nuisances olfactives et sonores». «Si lorsqu'elle fonctionne au ralenti, les fumées, le bruit et les odeurs sont moindres, il n'en va pas de même lorsque la turbine tourne à plein régime», déclarent Jean Tanne et Thierry Couchmann.

Migraines et nausées
Proches voisins de l'installation, ils reprochent au serriste d'utiliser du «bois sale», stocké en grande partie à l'air libre sous la pluie. «Bien imbibé, le combustible provoque alors de gros dégagements de fumées et de poussières noires qui polluent les potagers et provoquent des migraines et des nausées. Les différents contrôles effectués ont été faits lorsque la chaudière est au minimum de son activité, ce qui ne reflète pas la vérité. N'étant pas insonorisée, elle génère un bruit très élevé qui peut même nous gêner dans notre sommeil». Interrogé à ce sujet, le maire, Dominique Cap, préfère s'en remettre à la Drire (Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement). «Mais s'il faut de nouveau un médiateur dans ce litige, je le ferai».

 

Les serristes : «L'équipement est conforme»

Suite aux allégations des riverains, Jean-Claude Le Gall et son fils Christophe ont proposé une visite de leur installation et en ont expliqué le fonctionnement. «Elle a été mise en service le 24 janvier 2007 et comme nous l'avait annoncé le fournisseur, une année a été nécessaire pour effectuer tous les réglages. Le fabricant s'est même déplacé d'Autriche pendant un contrôle de l'Apave, pour s'assurer de la fiabilité de son matériel». «Il est impératif que le combustible (bois d'élagage) soit humide car la vapeur d'eau favorise le transport des calories. Après un préséchage effectué par un ventilateur, il progresse automatiquement vers le brûleur. Les inquiétudes des riverains nous ont amenés à faire un essai avec du bois sec mais la chaudière n'étant pas conçue pour cela, la montée en température a été trop rapide. Il est curieux que, de nos deux plus proches voisins, l'un soit gêné et l'autre pas».

En dessous des normes
La lecture des différents rapports de contrôles et visites impromptues, effectués par l'Apave et la Drire, prouve que les résultats des analyses (bruit, fumées, pollution) sont largement en dessous des normes et que l'installation répond favorablement à la législation en vigueur.


Le Télégramme - Plougastel-Daoulas - 07/02/2009

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