Ex-Clemenceau. A bon port !

L'ancien porte-avions français Le Clemenceau est arrivé au chantier naval d'Hartlepool chargé de le démanteler, une fin de parcours dans une relative indifférence pour ce navire désarmé depuis 1997 et bourré d'amiante. Il a franchi vers 15H30, par la poupe, les portes du bassin de cale sèche du chantier naval de la société Able UK, où il doit être désamianté et démantelé d'ici janvier 2010.

C'est en marche arrière que l'ex-Clemenceau s'est présenté dans le chenal. Pour les dernières encablures, quatre remorqueurs du port de Tees et Hartlepool avaient pris le relais de son escorte de haute mer, tandis qu'un cinquième apportait un soutien occasionnel. L'ex-fleuron de la marine française a rejoint sa destination finale après une traversée de 1.400 km sans accrocs, tracté depuis Brest par un remorqueur de haute mer à une vitesse moyenne de six noeuds.

Le porte-avions s'est glissé lentement entre quatre navires de l'armée américaine arrivés en 2003. Le vent traversier de 12 noeuds a permis aux opérations de se dérouler dans de très bonnes conditions. Seul point délicat : le passage de la porte du bassin. La coque de 35 mètres de large s'est frayé un chemin dans l'ouverture de 85 mètres guidée par deux remorqueurs à l'avant et deux autres à l'arrière.

Les travaux de démantèlement ne devraient pas débuter avant environ deux mois, le temps de construire le barrage fermant la cale sèche et de vider l'eau du bassin. Le coût net pour l'Etat français du démantèlement du Clem sera entre 2,5 et 4,5 millions d'euros, après vente de la ferraille, a-t-il précisé. 92% des près de 26.000 tonnes du navire --l'équivalent de 2,5 Tour Eiffel-- sera recyclée.

 

Entrée du Clemenceau dans le bassin de la société Able UK. (Photo Stéphane Jézéquel)

Stéphane Jézéquel
Site Internet - Le Télégramme - 08/02/2009

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