Alimentation. Comment devenir un consom'acteur

La semaine du développement durable s'est clôturée hier. À l'hôpital Morvan, on a parlé éco-consommation et production locale.

«On donne les clefs pour mieux consommer dans une perspective de développement durable, et ensuite les gens en font ce qu'ils veulent», explique Emmeline Verriest, codirectrice de l'association Aux goûts du jour. Invitée par l'hôpital Morvan dans le cadre de la semaine du développement durable, Emmeline a convié le public à la découverte des impacts environnementaux, économiques et sociaux de nos choix alimentaires.

 

 

Emmeline, de l'association Aux goûts du jour, a invité, hier, le public à s'interroger sur sa consommation. Grosses économies pour le porte-monnaie et bienfaits pour l'environnement.

Des fraises du Maroc
Au stand de l'association, deux paniers remplis de produits de consommation courante. Seule différence : une économie financière pour le «panier malin» en opposition avec le «panier gâchis», bourré d'emballages. 30% des impacts environnementaux d'un ménage sont liés à la consommation de nourriture et de boisson, indique l'association. Par cette campagne visuelle, il s'agit pour l'association d'éveiller les consciences sur les petits gestes simples : privilégier l'éco-emballage, l'eau du robinet, le commerce équitable, le refus des publicités dans les boîtes aux lettres, ou encore l'achat de produits de saison. Dans un autre petit panier, quatre fruits achetés le jour même au supermarché. Du raisin d'Afrique du Sud, un kiwi de Nouvelle Zélande, une fraise du Maroc et une prune d'Argentine. «C'est une absurdité quand on sait que chacun de ces fruits est produit localement en France, explique Emmeline. Il faudrait que la population accepte de se réaccorder avec les saisons». Devenir un consom'acteur, voilà la tâche à laquelle invitent les défenseurs du développement durable.

Consommer local
Sur les panneaux de l'exposition «La Bretagne sur la voie de l'alimentation durable», Aux goûts du jour encourage les initiatives locales en matière de développement durable. La Bretagne est la première région agricole française. Plusieurs actions sont mises en oeuvre afin de mener une politique d'agriculture durable, en cohérence avec le milieu, respectueuse des ressources naturelles. Privilégiant le rapprochement du consommateur avec le producteur, la vente locale est privilégiée. Double bénéfice : économie en frais de transport et diminution de la pollution. La tomate et la fraise de Plougastel-Daoulas, l'oignon de Roscoff ou encore le cidre de Cornouaille, dont les premiers récits datent de 870 à l'abbaye de Landévennec, ont de beaux jours ensoleillés devant eux.

Le Télégramme - Brest - 08/04/2009

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