Ex-Clemenceau. Un « détail » inquiétant pour AE2D

Le chenal d'accès au chantier anglais chargé de démanteler l'ex-Clemenceau n'est actuellement pas assez profond pour supporter le tirant d'eau du navire de plus de 30.000 t. Mais pour David Rajjou, l'avocat de l'association AE2D à l'origine du recours déposé auprès du tribunal administratif de Rennes, c'est bien la procédure judiciaire qui empêche le navire de quitter Brest. « Comment la Drire Bretagne (dont la décision est attaquée par l'association) a-t-elle pu estimer que le chantier anglais était prêt à accueillir le navire ? ». Le consentement délivré par la Drire est assorti de conditions, mais celle du creusement du chenal n'y est pas mentionnée. Pour l'avocat de l'association écologiste, « ce "détail" est inquiétant ». Et David Rajjou va jusqu'à se demander si des techniciens français de l'État se sont réellement rendus sur place. « Cela nous conforte dans notre démarche et notre conviction que l'aval du ministère français de l'Environnement ne repose sur pas grand-chose, que ce chantier anglais n'est actuellement pas en mesure de recevoir (travaux en cours le long des quais et dans la cale sèche) et de traiter l'ancien porte-avions ».


Le Télégramme - Brest - 16/12/2008

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