Et le Bugaled refait surface...

Après les révélations du Sun sur le Triomphant, les parties civiles du Bugaled-Breizh sont «sûres» qu'on leur cache aussi la vérité dans le naufrage du 15janvier 2004 (trois morts et deux disparus). «Pour le Triomphant, la Marine française ose affirmer d'abord que le sous-marin a heurté un "objet immergé". Aujourd'hui, elle passe aux aveux et admet une collision avec un sous-marin anglais parce qu'on lui colle les preuves sous le nez ! C'est bien la démonstration que notre Marine peut mentir délibérément. Et pour le Bugaled, il y a des Marines qui cachent la vérité», lançait hier Me Bergot, avocat des familles des victimes. Même courroux chez Michel Douce, armateur du Bugaled: «Déjà si entre-eux ces sous-marins ne parviennent pas à s'éviter... Et quand on voit les Marines taire un accident comme ça, comment peut-on espérer avoir la vérité pour nous? On est gouverné par des voyous!».

Plaidoirie cruciale en mars
Cet accident du Triomphant peut-il relancer le dossier Bugaled? Au mois de mars prochain, MeBergot plaidera en appel devant la Chambre d'instruction de Rennes pour que l'enquête sur le Bugaled se poursuive. Enjeux: faire auditionner Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense lors du drame du Bugaled et lancer des commissions rogatoires internationales vers l'Angleterre, les USA et la Russie qui détiennent, comme la France, des sous-marins nucléaires d'attaques. Ces SNA dont les ex-juges d'instruction de Quimper ont dit qu'il était «hautement probable» que l'un d'eux ait causé le naufrage du chalutier bigouden.

Pascal Bodéré
Le
Télégramme - France - 17/02/2009

retour page "Presse"

retour page d'accueil