OGM. Bruxelles échoue à forcer la main à la France

La France ne reprendra pas la culture de maïs génétiquement modifié de la firme Monsanto. Pour l'instant. La Commission européenne a échoué, hier, dans sa tentative pour lui forcer la main. Les experts des pays de l'UE réunis à Bruxelles au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale «ne sont pas parvenus à trouver une majorité qualifiée en faveur ou contre les demandes faites à la France et à la Grèce de lever les mesures d'urgence» empêchant la culture de ce maïs OGM, a confirmé la Commission. Lors de ce vote, seuls neuf pays sur 27 ont soutenu la demande de la Commission.

Arbitrage des ministres

La Commission européenne a en conséquence annoncé sa décision de demander l'arbitrage des ministres. Dans ce cas, elle doit «sans plus tarder» présenter une proposition et les pays de l'UE devront se prononcer dans les trois mois. «Ce n'est pas la première fois que la Commission essaye de forcer la main aux Etats. Elle n'a pas compris que ni les Etats ni les consommateurs n'en veulent (...) Le défi est maintenant d'obtenir au Conseil (des ministres) une majorité suffisante pour rejeter sa proposition», a déclaré Monica Frassoni, coprésidente du groupe des Verts au Parlement européen. L'empressement de l'exécutif bruxellois à vouloir forcer la décision irrite les autorités françaises, car la clause de sauvegarde adoptée en février 2008 par la France a un terme : le renouvellement de l'autorisation du maïs MON810 dans l'UE. La décision est attendue pour le printemps.


 

La France a adopté une clause de sauvegarde en février 2008 pour empêcher la culture d'OGM. Photo François Destoc

Le Télégramme - France - 17/02/2009

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