Histoire d'eau. Nouveau scénario en 2012

Le 1er avril 2012, les habitants de BMO dépendront d'une nouvelle entité en matière d'approvisionnement en eau potable. La première étape d'information a débuté hier soir.

Retour à une régie, création d'une société d'économie mixte, nouveau contrat d'affermage ? «Aucune hypothèse n'est privilégiée à ce stade», expose Maxime Paul, vice-président de BMO en charge de l'eau et de l'assainissement. Seule certitude affichée, en cas de poursuite de la solution d'affermage, «nous ne repartirons pas sur une période de 25 ans, mais sur une période plus réduite» (le contrat actuel avec Veolia a été signé en 1987, NDLR). L'actuel fermier sera sans doute encore sur les rangs, comme d'autres concurrents français (Suez, entre autres), voire européens. À titre personnel, Maxime Paul avance que le système d'exploitation actuel «a fait perdre àBMO un savoir-faire et le lien avec les usagers».
 

Hier soir, Maxime Paul, vice-président de BMO chargé de l'eau etde l'assainissement, a orchestré la première réunion «publique» sur le site de la station de la zone portuaire.

Réunions publiques à la rentrée
Pour l'heure, c'est l'information du public qui prime. Hier, l'élu a accueilli sur le site de la station d'épuration portuaire des représentants de comités consultatifs des quartiers, des conseillers municipaux non brestois et des associations environnementales. Le but : leur (ré)expliquer le circuit de l'eau et le fonctionnement du service, afin de «leur donner les clés pour parler ensuite le même langage». L'opération sera d'ailleurs renouvelée le 1er juillet.
Pour les réunions publiques ouvertes à tous, sous la forme de discussions-débats, il faudra attendre la rentrée prochaine. Place ensuite à la troisième étape : un cycle de conférences d'experts sur le mode de gestion de l'eau, programmé entre l'automne prochain et l'été 2010.

Le juste prix
Parallèlement, d'autres sources viendront enrichir la réflexion aboutissant au choix définitif : une étude régie sur les perspectives, un schéma directeur sur l'administration de l'eau potable dans les décennies à venir, un état des lieux du patrimoine ? les stations ? existant, une étude comparative sur le prix de l'eau et la manière de l'offrir «au meilleur prix mais avec un service de qualité».
Tout devra être prêt pour le deuxième semestre 2010. C'est le voeu du président François Cuillandre, qui a devancé l'obligation légale de mars 2011.

Alain Coquil
Le
Télégramme - Brest - 17/06/2009

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