Nucléaire. «Quand l'opacité demeure...»

«Plus d'une dizaine de jours après la collision entre deux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, nous en sommes enfin informés... grâce à la presse britannique!», commentent les deux coprésidents de l'association Agir pour l'environnement et le développement durable (AE2D), Roger Abiven et Alain Le Suavet.
«L'événement est qualifié par les autorités françaises, dans un premier temps, de "probable collision avec un conteneur" puis de "rarissime, d'inimaginable, de hasard de circonstances extraordinaires..." !
Comme d'habitude, l'État français tente de dissimuler ! (...) Le"cocorico" de transparence n'est qu'une façade ! En tant que membre de la Commission d'information auprès de sites nucléaires de Brest et de l'Île-Longue, AE2D doit une nouvelle fois en faire le constat.
«Une défaillance humaine ou technique peut, seule, expliquer cet accident qui va coûter quelques dizaines de millions d'euros d'argent public pour la réparation du Triomphant. On voit bien que ces machines de guerre, aussi sophistiquées soient-elles, ne sont pas à l'abri de défaillances. Il n'y aurait pas eu de fuites radioactives. Dans le cas contraire, quels dangers auraient pu représenter ces fuites pour la population civile du pays de Brest, la faune, la flore... La population aurait-elle été prévenue en temps et en heure? Par la presse britannique! La protection, la prévention des risques auprès des populations civiles des bases nucléaires militaires de Brest et de l'Île-Longue n'en sont que plus nécessaires».

Le Télégramme - Brest - 21/02/2009

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