Eau. Un collectif de protection des captages créé

Suite à la pollution volontaire du forage de Lanveur à Lannilis un collectif d'associations de défense des captages s'est constitué le mardi 3juin à Lannilis.
Il réunit de multiples associations et manifestait hier au bourg de Lannilis.. Cette action vise deux buts: se réunir pour appuyer la plainte de la mairie de Lannilis déposée il y a quelques semaines pour «acte de malveillance», et élargir le problème du captage à l'ensemble de ceux du Finistère.

«Terrorisme environnemental»
Le collectif souhaite que le préfet remette à l'ordre du jour la protection des captages afin qu'elle devienne définitive. Dans une déclaration commune il précise: «Des plaintes contre X ont été adressées au Procureur de la République pour dénoncer cet acte malveillant pouvant porter atteinte à la santé des habitants du bassin versant, lequel constitue selon eux un véritable acte de terrorisme environnemental. Les intervenants considèrent unanimement que la préservation des captages d'eaux souterraines constitue la priorité des actions publiques à mener pour garantir aux communes une autonomie dans leur approvisionnement durable en eau potable.

 

Une manifestation du collectif était organisée, hier matin, à Lannilis.

En cas de fermeture de ce captage d'eaux de surface, et de l'abandon progressif des captages d'eaux souterraines dans le Léon, c'est l'ensemble du Nord-Finistère qui est menacé de rupture d'approvisionnement en eau potable. L'exemple de la fermeture récente du captage sur l'Horn dans le Haut-Léon témoigne que nous ne pourrons pas toujours aller chercher de l'eau potable chez le voisin, sans susciter de vives tensions entre les habitants des différents bassins versants. Le coût de l'interconnexion des réseaux et du traitement des eaux polluées reste par ailleurs toujours à la charge des consommateurs.»

Urgence
Pour ce collectif, il est aujourd'hui devenu urgent de diversifier les sources d'approvisionnements en eau potable pour ne plus dépendre du seul captage de Kernilis. «Ce mode de captage dérogatoire prévu pour répondre ponctuellement à des pics de consommation s'est substitué progressivement aux autres modes d'alimentation en eau potable des communes. Ce constat n'est cependant pas irréversible et il est encore possible de préserver, voire de rouvrir des captages trop rapidement fermés, comme cela fut le cas lors de la canicule de 2003.»

Les associations du collectif

Kan An Dour et Diwall An Aberiou de Lannilis et Landéda, Plouguerneau Nature Environnement, Abers Nature de Plabennec, AQVMCV de Milizac, Patrimoine et Environnement de Saint-Pabu, S-Eau-S du Pays de Landerneau, AE2D du Pays de Brest, Eau et Rivières de Bretagne.

Le Télégramme - Lannilis - 21/06/2009

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