«Surtout pas à un chantier anglais!»

Pour Jean-Jacques Messager, le président des anciens marins de la Jeanne-d'Arc, il serait impensable de remettre la coque à déconstruire à un chantier anglais, essentiellement pour le symbole. Idéalement, elle devrait être déconstruite en France pour que son acier serve à fabriquer d'autres bateaux. «La solution de l'océanisation n'est pas idéale, même si elle est largement préférable à la déconstruction dans un chantier anglais. Ce serait dur de voir le bateau partir par le fond, un bateau qui a porté, en 45 ans de carrière, plus de 13.500marins. Et puis, vous imaginez la difficulté, pour le commandant qui aura fait son école d'application à son bord, de donner l'ordre de l'envoyer par le fond!». Une autre solution consisterait à la remettre à une région qui recherche une plate-forme hélicos pour diminuer le niveau de nuisance sonore de son centre-ville. «La baie de Saint-Tropez était intéressée, à une époque. Mais il faudrait trouver suffisamment d'argent pour entretenir le bateau à flot. Idem pour un musée à Brest ou à Rouen (la ville marraine), bien difficile à financer avec les organisations et les associations à la française!».

Le Télégramme - Brest - 22/01/2009

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