Plage de Porsmilin. Réouverture imminente

Le pavillon rouge flotte sur la plage de Porsmilin, en Locmaria-Plouzané depuis le 9 juillet, pour cause de pollution de l'eau. L'origine du problème enfin identifié, la réouverture de la plage est imminente.

Depuis deux jours, Jean Zaragoza, adjoint au maire en charge de l'environnement, s'activait afin que soient connus les résultats des trois analyses complémentaires commandées en milieu de semaine dernière au laboratoire Idhesa, du conseil général. Elles devaient, en effet, permettre de déterminer la source de la pollution bactériologique, d'origine fécale, détectée par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass), après un test de la qualité de l'eau réalisé début juillet. Rappelons que cette pollution se trouvait localisée sur un tronçon d'un kilomètre, le long d'un ruisseau situé en amont du lieu-dit Kervizien.
Le 10 juillet, de nouvelles analyses commandées par la Ddass certifiaient déjà que les voyants permettant d'évaluer la qualité de l'eau de baignade, plage de Porsmillin, étaient repassés au vert. Insuffisant, toutefois, pour permettre la réouverture du site au public. Brigitte Yvon, responsable du service environnement, exigeait des élus locaux que soit identifiée l'origine du problème pour qu'on l'éradique.
 

Fermée depuis le 9 juillet pour cause de pollution de son eau de baignade, la plage de Porsmilin va rouvrir très prochainement.

Un assainissement autonome en cause
Peu avant midi, hier, le laboratoire Idhésa a communiqué, par fax, les résultats attendus. «Nous sommes désormais en mesure de trouver l'origine du problème. Elle est située dans un lieu-dit limité à100m. Deux maisons et une exploitation agricole sont regroupées dans ce périmètre. La pollution, dont on ne sait encore si elle est animale ou humaine, est plus sûrement le fait d'un assainissement autonome que de l'exploitation agricole», rapporte Jean Zaragosa. «Nous allons maintenant rencontrer les familles afin que le problème soit résolu». La mairie de Locmaria-Plouzané ne va pas porter plainte contre les propriétaires. «Nous leur laissons trois mois pour résoudre le problème. Sans ça, nous sévirons».

Karine Joncqueur
Le Télégramme - Brest - 22/07/2009

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