Antennes-relais. Mise en garde de scientifiques

Des scientifiques ont estimé que les champs électromagnétiques pourraient "être à l'origine d'un problème de santé publique majeur" alors même que, selon un sondage, 80% des Français sont favorables à une meilleure réglementation du développement des antennes relais.

"Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques", soulignent quatre professeurs, dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil.
Les signataires sont l'Allemand Franz Adlkofer, coordinateur du projet de recherche européen Reflex rassemblant 12 équipes de 7 états membres, le Français Dominique Belpomme, cancérologue et les Suédois Lennart Hardell, cancérologue et chercheur, et Olle Johansson, du département de neurosciences du Karolinska Institute.

 

Appliquer le principe de précaution
Ils notent encore qu'il existe "un nombre croissant de malades devenus intolérants aux champs électromagnétiques" et qu'"on ne peut exclure chez eux l'évolution vers une maladie dégénérative du système nerveux, voire certains cancers".
Pour eux, cette intolérance pourrait "être à l'origine d'un problème de santé publique majeur" et il y a urgence à appliquer le principe de précaution.

Un débat scientifique ouvert
Les technologies sans fil et les champs électromagnétiques pulsés sont accusés régulièrement d'avoir des conséquences sur la santé, même si le débat scientifique reste ouvert sur le sujet.
A l'initiative des associations Agir pour l'environnement et Priartem, un sondage réalisé par l'institut BVA fait apparaître que 80% des personnes interrogées sont favorables (45% tout à fait, 35% plutôt) à ce que le gouvernement réglemente davantage le développement des antennes relais. 16% n'y sont pas favorables (pas du tout 8%, plutôt pas 8%), et 4% ne se prononcent pas.

Réglementation française "laxiste"
La France, commentent les associations, dispose d'une réglementation "particulièrement laxiste" avec des normes d'exposition maximales plus élevées que nombre de pays européens. Elles demandent l'application du principe de précaution et une baisse "très significative" des valeurs d'exposition maximales aux champs électromagnétiques des antennes relais, "comme le réclame le Parlement européen".
Les seuils d'exposition sont fixés en France à 41, 58 ou 61 volts par mètre selon les fréquences (900 MHz, 1800 MHz ou 2100 MHz). Les associations réclament que la valeur d'exposition chronique soit fixée à 0,6 V/m.

Table ronde le 23 avril
Une table ronde sur les effets potentiels des téléphones mobiles et des antennes relais sur la santé sera organisée par le ministère de la Santé le 23 avril, à la demande du Premier ministre.

Source AFP
S
ite Internet - Le Télégramme - 23/03/2009

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