Algues Vertes. L'État veut reconquérir la qualité de l'eau

Les algues vertes sont déjà de retour, notamment à Hillion, sur la plage de la Granville. Pour endiguer le phénomène, l'État annonce sa volonté de reconquérir la qualité de l'eau en Bretagne.



À peine disparues, déjà de retour : les algues vertes, dont l'émission Thalassa a tout récemment rappelé le phénomène, ont refait leur apparition ces derniers jours. Sans aucun doute pour de longs mois. Pour endiguer leur apparition, la préfecture des Côtes-d'Armor a décidé de mettre en place plusieurs actions, en lien, pour la plupart, avec la profession agricole.

Des exploitations agricoles ciblées
Ainsi, 20 inspecteurs de l'État contrôleront régulièrement 1.500 exploitations agricoles ciblées. Le programme d'action directive nitrates devrait, quant à lui, permettre de «réglementer les pratiques agricoles en matière de fertilisation des sols (périodes d'épandage, limitation des engrais organiques et minéraux, traçabilité des pratiques...) et d'imposer la couverture hivernale des sols afin d'éviter le lessivage des nitrates». Par ailleurs les programmes d'action «bassins versants contentieux» auront pour objectif «de restreindre encore plus largement la fertilisation azotée sur les bassins concernés (Ic, Urne, Gouessant, Arguenon, Guindy et Bizien)».

 

La plage de la Granville, hier matin, à Hillion.

Sensibiliser les ramasseurs
La recherche et la mise en place de mesures agri-environnementales (MAE), sur la base du volontariat, destinées à modifier les modes d'agricultures actuels par la conversion ou le maintien d'agriculture biologique, le développement des systèmes fourragers économes, et la réduction de la fertilisation azotée ont, également, été mis en place. Tout comme la possibilité d'accompagner, financièrement, les collectivités territoriales concernées par l'échouage d'algues vertes sur leur zone littorale. Notamment, pour que ces collectivités se dotent d'équipements spécifiques. Enfin, les acteurs intervenant en matière de ramassage d'algues vertes seront sensibilisés sur les aspects sanitaires de ce phénomène. Par l'envoi annuel aux communes littorales et aux professionnels du secteur de conseils et de consignes.

Pas d'effets avant longtemps
Mais, malgré ces actions, la préfecture prévient : «Le travail de fond enclenché de longue date par l'ensemble des acteurs de terrain (État, collectivités territoriales, professionnels, associations...), pour limiter ce phénomène ne s'appréciera, réellement, que sur le long terme».


Le Télégramme - Saint-Brieuc - 25/05/2009

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