Téléphone portable. Bientôt interdit à l'école primaire ?

Interdire le téléphone portable dans les écoles et envisager une surveillance des antennes-relais : ce sont les deux principales propositions qui ressortent du «Grenelle des ondes».

L'usage des téléphones portables pourrait être interdit à l'école primaire pour les enfants de six à dix ans et les oreillettes généralisées, a annoncé, hier, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, dans le cadre des conclusions de la table ronde «radiofréquences, santé et environnement» aussi appelé «Grenelle des ondes». «Il ne s'agit pas d'interdire la détention» des téléphones portables pour les enfants, mais d'en limiter l'usage au nom du «principe de précaution» car l'exposition aux ondes est «considérablement plus élevée que les antennes», a-t-elle noté. La ministre a ainsi proposé la création d'offres spécifiques destinées aux jeunes avec des appareils qui ne peuvent s'utiliser qu'avec l'oreillette ou des téléphones qui ne permettent l'utilisation qu'en SMS.

Antennes-relais sous surveillance
Pour les antennes, les ministres défendent le «principe d'attention», parce qu'il faut répondre aux inquiétudes du public et mettre à sa disposition une «large information». Mais la ministre souligne d'emblée qu'actuellement «une révision de seuils réglementaires n'est pas justifiée d'un point de vue sanitaire». En attendant la publication en septembre d'une étude de l'agence sanitaire concernée (Afsset), le gouvernement prône «un suivi raisonné des seuils d'exposition» au moyen de modélisations mathématiques qui établiraient l'impact sur la qualité du service d'une réduction des seuils. «Le cas échéant», des expérimentations pourraient être menées dans des lieux sensibles de villes volontaires, comme Courbevoie ou Pau.

Propositions trop timides selon les associations
Un «registre des personnes électrosensibles» pourrait être créé. Il y aurait un suivi épidémiologique pour ces personnes déclarant souffrir de pathologies liées à l'exposition aux ondes, désormais «prises en compte comme un fait». L'information du public va également être renforcée: l'affichage du débit d'absorption spécifique (DAS, indiquant le niveau des émissions) des téléphones portables, «compréhensible et lisible», sera obligatoire. Au final, les recommandations ont été jugées trop timides par les associations, qui ont suspendu leur participation au Comité de suivi chargé de veiller à la mise en oeuvre des conclusions du Grenelle des ondes.


Le Télégramme - France - 26/05/2009

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