Ex-Clem. Des parasites à gratter avant le départ

Des parasites découverts sur la coque de l’ex-Clemenceau devraient repousser à fin janvier le départ vers l’Angleterre de ce qui est aujourd’hui la « coque Q790 » et qui croupit au fond de la rade de Brest depuis bientôt trois ans.

À quand le départ de l’ex-Clem vers les chantiers d’Able UK, à Hartlepool (nord-est de l’Angleterre) pour y être enfin démantelé ? Un temps envisagé vers le 8 ou le 9 janvier, l’appareillage devrait finalement se dérouler entre le 20 et le 25 du mois, en fonction de la marée. Jerry Drewitt, capitaine du port d’Hartlepool, a, en effet, annoncé attendre l’arrivée de l’ancien fleuron de la Marine nationale française aux alentours du 25 janvier.

Espèces absentes du biotope britannique
Problème à régler d’ici là : quatre espèces de parasites ont été découvertes sur le fond de la coque du bâtiment par la société Invivo Environnement. Deux d’entre elles - la laminaria japonica, une algue asiatique, et la crépidule, un mollusque originaire d’Amérique du nord, sont étrangères aux eaux britanniques. La découverte sur la coque Q790 « d’algues brunes » cultivées en Bretagne et de crépidules d’une espèce différente de celles qui sont présentes dans le biotope britannique a été confirmée, mercredi, par la préfecture maritime.

 

Dès les premiers jours de janvier, une opération d’élimination des crépidules et d’algues brunes par grattage, d’une durée « de quatre à cinq jours », sera menée sur la coque, dans le cadre des opérations de préparation du bâtiment.

« Comme ces deux espèces ne sont pas présentes au Royaume-Uni à l’heure actuelle, a expliqué Jerry Drewitt, l’Agence de l’environnement a ordonné le nettoyage de la coque avant que le navire puisse venir ici ». En conséquence, dès les premiers jours de janvier, une opération d’élimination de ces organismes par grattage, d’une durée « de quatre à cinq jours » sera menée sur la coque, dans le cadre des opérations de préparation du bâtiment, suspendues durant les fêtes.

L’appareillage se précise
D’ores et déjà, plusieurs dispositions préparatoires à ce départ ont été prises : fermeture des ouvertures, arrimage des éléments mobiles, mise en place d’une signalisation lumineuse et d’un marquage pour le transfert, installation des remorques principales, de secours et de dispositifs de sécurité (groupes électrogènes, pompes d’assèchement, etc.). Mi-décembre, le port de Tees et Hartlepool avait annoncé qu’une étude de la rivière Tees - que le navire doit brièvement remonter - et du bassin où il doit être démantelé, avait révélé une profondeur insuffisante. Des opérations de dragage avaient immédiatement été lancées. Selon Jerry Drewitt, « étant donné ces informations (sur les parasites), l’arrivée de l’ex-Clemenceau ne se fera pas avant la fin janvier, ce qui nous laisse un peu plus de temps pour draguer un peu plus profondément ».

Patrice Le Berre
Le Télégramme - Bretagne - 26/12/2008

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