«Cale sèche» anglaise : de quoi parle-t-on ?

Cale sèche, darse, bassin ou fond d'estuaire? Le site où s'apprête à être démantelé l'ex-Clemenceau prend différentes appellations selon les parties qui le critiquent ou le défendent.
Le patron du chantier anglais, Peter Stephenson (Able UK), parle d'une «cale sèche» qui, pour le commun des mortels, est une zone bétonnée, fermée, où l'on fait entrer et sortir de l'eau. Il dit disposer de la plus grande cale sèche d'Europe, voire du monde ! Site potentiel s'il en est, puisque rien n'est encore fermé, asséché et encore moins débarrassé des boues qui se sont déposées depuis des années au fond.
Dans son dossier de presse, la Marine nationale préfère utiliser le terme «bassin». Le terme le plus précis émane d'ailleurs de la préfecture maritime de Brest, qui parle de «darse», c'est-à-dire de zone d'accostage englobant un quai et un espace maritime.
De leur côté, les opposants à la solution anglaise évoquent un vulgaire fond d'estuaire. Objectivement, la «cale sèche» anglaise s'apparente au premier bassin, voire aux deux premiers bassins réunis, du port de commerce de Brest, qu'il s'agirait de fermer avec une porte et un système spécifique d'assèchement. En grossissant à peine le trait, Brest pourrait s'enorgueillir de disposer de la plus grande cale sèche de l'univers... en refermant le goulet!

Stéphane Jézéquel
Le Télégramme
- Brest - 27/01/2009

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